76074182JD013_WASHINGTON_CA

Crédit : Getty Images via AFP

Canadiens de Montréal

Et si le CH avait préféré Tony Esposito...

Publié | Mis à jour

Le décès du vénérable gardien Tony Esposito, survenu mardi, a replongé certains partisans du Canadien de Montréal dans leurs vieux souvenirs.

«C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de notre ancien joueur et légende des Blackhawks Tony Esposito, a d'ailleurs témoigné l'organisation du CH, mercredi, sur son compte Twitter. Nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Tony.» 

Esposito n’a peut-être disputé que 13 matchs dans l’uniforme du Tricolore, mais il aurait certainement pu devenir une grande vedette du club montréalais plutôt que de s’épanouir chez les Blackhawks de Chicago; ceux-ci l’ont acquis par le biais d’un repêchage intraligue le 11 juin 1969.

«J’étais derrière deux vétérans à Montréal, soit Rogatien Vachon et Gump Worsley, rappelait Esposito, dans une entrevue publiée en 2017 par le site web de la Ligue nationale de hockey [LNH] et dont le contenu a été rappelé par le quotidien "Chicago Tribune" à la suite du décès du gardien. Je souhaitais aller à un endroit où je pouvais avoir la chance de jouer davantage.»

À l’époque avec le Canadien, Esposito avait savouré sa première victoire en carrière dans la LNH face aux Blackhawks. Le 7 décembre 1968, il effectuait ainsi 31 arrêts dans un gain de 6 à 3 au Forum de Montréal. Stan Mikita, Dennis Hull et Ken Wharram l’avaient déjoué.

«Même s’ils avaient un peu de misère à l'époque, les Blackhawks avaient beaucoup de talent, ajoutait Esposito. J’ai pensé qu’ils avaient la possibilité de s’améliorer.»

Les finales de 1971 et 1973 

S’il n’a jamais soulevé la coupe Stanley, Esposito avait aidé Chicago à atteindre la grande finale, en 1971 et 1973. À chaque occasion, les Hawks s’étaient inclinés contre le Canadien et son gardien Ken Dryden.

Évidemment, on ne peut remettre en doute les exploits de Dryden devant le filet du CH durant les années 1970, mais il est possible de se demander si Esposito n’aurait pas pu être l’un des gardiens les plus célèbres de l’histoire du Tricolore si son destin avait été différent.

Dans l’uniforme des Blackhawks, Esposito a néanmoins remporté le trophée Calder, récoltant au passage 15 blanchissages, lors de sa première campagne complète, en 1969-1970. Il a aussi gagné trois fois le trophée Vézina (1970, 1972, 1974).

En 1988, Esposito était intronisé au Temple de la renommée du hockey, en même temps que Guy Lafleur d’ailleurs. À Chicago, les Blackhawks retiraient son numéro 35 au cours de cette même année.

Un DG controversé

Plusieurs l'oublient, mais Tony Esposito fut également directeur général des Penguins de Pittsburgh (1988-1990). Son premier geste à titre de DG de la formation pennsylvanienne avait d'ailleurs été de congédier l’entraîneur francophone Pierre Creamer après une première saison pourtant gagnante. 

À ce jour, Esposito demeure le seul DG dans l’histoire de la LNH à avoir congédié un entraîneur recrue montrant une fiche gagnante. Pour remplacer Creamer, il avait embauché un Canado-Italien, soit Gene Ubriaco.