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Olympiques

J.O.: la Québécoise Lauriane Genest écrit une page d'histoire

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Lauriane Genest a écrit une nouvelle page du cyclisme sur piste canadien en remportant la première médaille de l’histoire dans l’épreuve du keirin au Vélodrome d’Izu, jeudi, aux Jeux olympiques de Tokyo.

Dans une finale où sa coéquipière et amie Kelsey Mitchell s’est aussi qualifiée, Genest a causé la surprise en remportant le bronze terminant à 0,148 s de la championne néerlandaise Shanne Braspennincx. La Néo-Zélandaise Ellesse Andrews a complété le podium et Mitchell a terminé au cinquième rang. 

«Je ne connaissais pas l’historique et le nombre de médailles du Canada, mais c’est un plus si c’est une première dans l’histoire, a mentionné Genest, qui a fini troisième de sa vague pour atteindre la finale où les six meilleures croisaient le fer. Je suis vraiment fière de ma performance, mais aussi pour toute l’équipe et le programme cycliste sur piste. En sprint, nous avons tellement évolué au cours des dernières années.»

Il s’agit seulement de la deuxième médaille de l’histoire du Canada en cyclisme sur piste. En 2004, à Athènes, Lori Ann Muenzer avait décroché l’or au sprint. Il s’agit de la première médaille du Canada en cyclisme à Tokyo.

Le keirin, qui est très populaire au Japon, compte un circuit professionnel où les paris sportifs sont autorisés. Dans sa biographie sur le site du Comité olympique canadien (COC), Genest mentionne qu’elle rêve de courir professionnel un jour au Japon.

Le keirin féminin a fait son entrée aux Jeux en 2012 à Londres. Quant aux hommes, ils ont fait leurs débuts en 2000 à Athènes. L’épreuve de deux kilomètres est lancée par un meneur à vélomoteur qui roule à 25 km/h avant d’accélérer jusqu’à 50 km/h et de se retirer afin de laisser toute la place aux cyclistes pour s’exprimer.

«Sentiment incroyable» 

Genest rayonnait après la course. «Je suis ravie et c’est un sentiment incroyable, a mentionné Genest lors du point de presse d’après-course des trois médaillées. Je ne me suis pas présentée dans l’idée de gagner, mais je savais que je pouvais bien faire. Je suis très heureuse du résultat et je ne le réalise pas encore.»

«Je n’ai pas de sensations particulières, je ne savais pas ce qui se passait [rires], a poursuivi la cycliste native de Saint-Damien de Bellechasse. Je commence juste à ressentir de grandes émotions et à le réaliser. Quand j’ai croisé la ligne d’arrivée, je ne réalisais pas vraiment ce que je venais d’accomplir.»

Genest se pinçait pour y croire. «Honnêtement, c’est l’accomplissement d’une vie. On travaille tellement fort à chaque jour et c’est incroyable de voir que nos efforts rapportent des dividendes. Je m’en vais souper et direct dans mon lit après ça afin d’être prête pour la prochaine épreuve. Les célébrations attendront après le sprint.»

Genest sera de retour en action vendredi, lorsque l’épreuve de sprint sera au programme.

À l’exception du point de presse des médaillées, les dirigeants de l’équipe canadienne n’ont pas voulu que Genest accorde d’entrevue afin de se concentrer sur sa prochaine épreuve.

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