Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Baseball

Le Stade Canac reprend vie après deux ans de pause forcée

Jean-François Racine

Publié | Mis à jour

Près de deux ans plus tard, la foule a ravivé la flamme du baseball professionnel vendredi soir dans les estrades du Stade Canac de Québec.

Le plaisir d’aller voir un match de balle ne se perdra jamais. Surtout en famille, avec un hot-dog ou deux, pizza, pop-corn et un peu de houblon pour égayer la soirée.

Venue en très grand nombre, la population de Québec voulait entendre Take Me Out to the Ball Game dans le vieux stade construit en 1938. Malgré leur masque, on devinait également le sourire de chaque membre du personnel de l’équipe.

Si les spectateurs se sont ennuyés de l’ambiance d’un match, les joueurs d’Équipe Québec auront eu le courage de passer plus de 60 jours sur la route depuis le début de la saison avant de revenir jouer à la maison devant leur famille.

Déjà lors de l’entrée des fans, la terrasse était joyeusement animée par un band fort heureux de jouer enfin devant public.

«Ça n’a aucun bon sens!», a affirmé Fred Simard, ancien guitariste de Bob Bissonnette.

Laplante ovationné

Après quelques semaines d’incertitude et beaucoup d’efforts pour présenter des matchs, le président des Capitales a reçu une ovation debout.

«Merci à la Ville de Québec, c’était beaucoup de travail pour ouvrir le stade. Merci à vous de votre présence. Personne n’a jamais lâché», a mentionné Michel Laplante avant le lancer protocolaire du maire Régis Labeaume, qui a atteint le coin extérieur du marbre.

Avec le temps frais, le chandail à capuchon des Capitales était un excellent choix au lieu de la chemise de baseball, pour oublier l’été qui a pris une pause. D’autres partisans avaient carrément apporté la couverture.

«Ça fait vraiment longtemps», a souligné Mélanie Petitclerc, présente avec son conjoint Simon Larochelle et ses deux enfants, Hubert et Laurie, munis chacun de leur gant. La famille portait fièrement les couleurs des Expos, des Red Sox et des Blue Jays. «J’ai hâte de voir le match», a expliqué la jeune fille.

Vers 19 h 20, la mascotte Capi a fait son apparition, et l’arbitre a pu crier «play ball!» quelque 710 jours après la fin de la saison 2019 et une pandémie trop longue.

Un premier lancer

Le vétéran lanceur Karl Gélinas a retiré son premier frappeur sur un dur roulant, et un autre pas a été franchi pour le retour à la vie normale avec un événement sportif en plein air. Les plus réchauffés scandaient le nom du lanceur adverse pour lui faire perdre ses moyens.

Le deuxième match d’une série de trois contre l’équipe de New York est prévu samedi soir à 19 h, toujours à Québec.

Dans un stade de 5100 places, la nouvelle limite permise par les mesures sanitaires allégées est de 2800 personnes.