Crédit : AFP

Olympiques

Des médailles qui font briller le sport féminin

Publié | Mis à jour

Les 10 médailles gagnées jusqu’ici par le Canada aux Jeux de Tokyo ont toutes été remportées par des femmes, une victoire pour le sport féminin, qui doit cependant toujours se battre pour être reconnu à sa juste valeur.

«Le Canada est parmi les pays les plus avancés sur la question de l’équité dans le sport au monde», constate la championne olympique Nathalie Lambert, toujours très impliquée dans le milieu sportif.

L’ex-patineuse n’est donc pas du tout surprise par le triomphe des Canadiennes depuis le début de l’olympiade, d’autant que plus de 60 % de nos athlètes à Tokyo sont des femmes.

D’ailleurs, aux Jeux olympiques de Rio en 2016, 16 des 22 médailles raflées par la délégation canadienne l’avaient été par des athlètes féminines.

«On devrait s’attendre à un résultat similaire cette année à Tokyo. Mais malheureusement, quand les Olympiques vont se terminer, les femmes n’auront pas plus d’attention médiatique», appréhende Danièle Sauvageau, ancienne entraîneuse de l’équipe féminine de hockey.

Et pour cause. On estime que les compétitions féminines occupent moins de 5 % de l’ensemble de l’espace médiatique dédié au sport au pays.

Moins de commandites

À la fin, les femmes reçoivent aussi moins de commandites par rapport aux hommes, même quand elles pratiquent dans la même discipline et qu’elles ont le même succès.

Reste qu’avec leurs 10 médailles au cou, les Canadiennes ont au moins le mérite de servir de modèles de persévérance pour les jeunes filles dans le sport amateur.

Surtout que la suspension des entraînements durant la pandémie a fait décrocher plusieurs jeunes sportifs.

Selon une récente étude de l’organisme Femmes et sport au Canada, une jeune fille sur quatre ne compte pas renouer avec son activité sportive à l’issue de la crise sanitaire.

Motiver les jeunes filles

«Disons que cette récolte de médailles arrive à point pour inciter les jeunes filles à persévérer», se réjouit Claudine Labelle, présidente de Fillactive, un organisme dont la mission est d’amener les adolescentes à être plus actives.

De manière générale, une adolescente sur trois abandonne le sport qu’elle pratique entre l’âge de 16 et 18 ans.

Chez les garçons, on parle de seulement un sur 10, toujours selon des chiffres de Femmes et sport au Canada.