Marc Bergevin croit avoir comblé certains besoins
Jonathan Bernier et Agence QMI
Partager
Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a commenté sa journée de travail à l’ouverture du marché des joueurs autonomes, mercredi, et avec l’acquisition de David Savard, il croit avoir pallié en partie la perte de Shea Weber, à l’écart pour une durée prolongée.
En vidéoconférence, le DG a souligné les qualités du défenseur québécois à qui il a consenti un pacte de quatre ans et de 3,5 millions $ par campagne.
Voyez son point de presse en vidéo principale.
- À lire aussi: Un choix évident pour David Savard
- À lire aussi: Sélection controversée de Mailloux: Molson s'excuse
«Depuis la nouvelle concernant Shea Weber, c’était devenu important pour nous de le remplacer adéquatement. En amenant David à Montréal, on voit un joueur similaire en infériorité numérique. Il a un bon gabarit, est intense et offre de la robustesse devant le filet. Je le vois combler la perte de Shea de ce côté», a-t-il commenté.
Bergevin a aussi louangé l’attaquant Cédric Paquette, signataire d’un pacte d’un an et de 950 000 $.
«Cédric est un autre gars intense avec un bon gabarit. Voilà deux Québécois contents et fiers de jouer pour le Canadien de Montréal», a affirmé le dirigeant.
Le départ de Danault
À propos du départ de Phillip Danault, maintenant un porte-couleurs des Kings de Los Angeles, Bergevin a dit qu’il aurait aimé à nouveau compter sur lui, mais qu’à la fin, le joueur concerné a tranché le débat quant à son avenir.
«Danault a décidé de jouer la dernière saison de son contrat, a rappelé le DG en évoquant la proposition de son organisation à l’égard du Québécois avant la campagne 2020-2021. Ce fut sa décision et celle-ci, c’est une décision d’affaires de sa part. On était à l’aise avec notre chiffre, mais Phil a emprunté une autre direction et on respecte cela.»
Aussi, le Canadien se retrouve avec un vide au centre, mais Bergevin ne semble pas trop s’en formaliser, même s’il se dit prêt à bouger.
«On a de bons jeunes. Jake [Evans] a fait des pas importants. Par contre, on surveille les joueurs autonomes - il y en a beaucoup moins maintenant – et les possibilités de transaction», a-t-il admis, en ajoutant qu’il souhaite possiblement mettre la main sur un défenseur habile à déplacer la rondelle.
Par ailleurs, Bergevin a précisé qu’il avait soumis une offre au vétéran Corey Perry et qu’il espère une réponse positive de son côté. Pour ce qui est de Tomas Tatar, il n’a pas reçu de proposition.
Dossier Logan Mailloux : c’est la langue de bois
Marc Bergevin n’avait pas le cœur à revenir sur l’épineux dossier de Logan Mailloux mercredi.
Il ne voulait certainement pas revivre la tempête au cœur de laquelle il s’est trouvé dans les minutes suivant la sélection du défenseur de 18 ans, reconnu coupable d’un crime à caractère sexuel au moment où il portait les couleurs d’une formation suédoise, vendredi soir.
De plus, Geoff Molson, en matinée, est intervenu pour prendre le blâme pour cette sélection hautement contestée.
N’empêche, étant donné que les membres des médias n’avaient pas tous été invités à participer au point de presse tenu par le propriétaire du Canadien, des questions demeuraient encore sans réponse lorsque le directeur général s’est présenté au micro pour faire le bilan de sa journée de magasinage sur le marché des joueurs autonomes.
Comme celle visant à savoir si dans les discussions entre Molson et ses hommes de hockey, l’idée de renoncer aux droits de Mailloux, comme l’ont fait les Coyotes de l’Arizona l’an dernier avec Mitchell Miller, avait été discutée.
«Je ne veux pas trop embarquer dans ce sujet. Je crois que Geoff a pas mal tout dit dans sa lettre. Je pense que les actions que nous allons poser dans les prochains mois et les prochaines années vont démontrer les intentions du Canadien de Montréal.»
Des regrets?
Sa réponse a été la même lorsqu’un confrère lui a demandé s’il avait senti dans la sortie de son patron une sorte de désaveu en son endroit et en celui de Trevor Timmins.
«Je soutiens la lettre de Geoff à 100%», a-t-il répété.
D’ailleurs, Bergevin a refusé d’indiquer s’il prendrait la même décision, sachant tout le tollé que celle-ci a provoqué.
«On doit regarder vers l’avant et trouver ce que nous pouvons faire pour améliorer la situation», s’est-il contenté de dire.
Comme il faudra du temps avant que la poussière ne finisse par retomber, Molson et Bergevin risquent d’en avoir encore pour quelques semaines à jongler avec cette patate chaude.
Des femmes consultées
Par ailleurs, plusieurs ont vu dans la sélection de Mailloux, un pied de nez aux femmes œuvrant au sein de l’entreprise. Et elles sont quelques-unes. À commencer par France Margaret Bélanger, vice-présidente exécutive, chef des affaires commerciales, et Anna Martini, vice-présidente exécutive et chef de la direction financière.
«On a consulté les femmes qui travaillent dans notre organisation. Je ne parlerai pas pour elle, mais ce n’est pas quelque chose que nous avons pris à la légère. Que soit pour les femmes de l’organisation ou pour les partisanes de l’équipe», a lancé Bergevin, à propos des actions qui seront prises dans les prochaines semaines et les prochains mois.
D’ailleurs, Geneviève Paquette, vice-présidente, engagement communautaire et directrice générale de la Fondation du Canadien pour l’enfance, sera mandaté pour faire partie du groupe qui accompagnera le jeune homme dans le droit chemin.
Écoutez le journaliste sportif du Journal de Montréal, Jean-François Chaumont, avec Vincent Dessureault sur QUB Radio: