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Une première médaille canadienne

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Les Canadiennes ont connu une journée faste au Centre aquatique des Jeux olympiques de Tokyo, dimanche, remportant notamment la première médaille de la nation à l’occasion de l’épreuve du relais 4 x 100 m style libre qu’elles ont conclue deuxièmes.

Le quatuor composé de Penny Oleksiak, Maggie MacNeil, Rebecca Smith et Kayla Sanchez ont ainsi terminé avec un temps de 3 min 32,78 s, soit 0,03 s devant les Américaines, qui montent sur la troisième marche du podium.  

Oleksiak, qui remporte ainsi sa cinquième médaille olympique en carrière, et sa première à Tokyo, était la dernière des quatre femmes à sauter dans la piscine du Centre aquatique de Tokyo. Au moment de s’élancer, Oleksiak et les représentantes de l’unifolié étaient au quatrième rang. L’athlète de 21 ans a toutefois dépassé les Suédoises et les Américaines dans le dernier droit.

«Je savais que je n'allais pas toucher le mur en troisième place, a déclaré Oleksiak selon un communiqué de Natation Canada. Quand je prends une décision dans une course, je dois l'exécuter. Je voulais une médaille d'argent pour ces filles et je n'aurais accepté rien d'autre.»

Du même coup, Oleksiak a égalisé Lesley Thompson-Willie et Phil Edwards pour le plus grand nombre de médailles gagnées par un athlète canadien dans l’histoire des Jeux olympiques d’été.

Les Australiennes ont remporté l’épreuve avec un temps de 3 min 29,69 s, établissant au passage un nouveau record du monde.

Un record éphémère pour Masse  

Plus tard, Kylie Masse a fixé une nouvelle marque olympique à l’épreuve du 100 m dos avant de voir deux adversaires la briser coup sur coup dans les minutes suivantes.

Masse a fini au premier rang de la quatrième vague en vertu d’un chrono de 58,17 s, obtenant son billet pour les demi-finales qui auront lieu lundi matin à Tokyo. Sa compatriote Taylor Ruck y sera également.

L’Américaine Regan Smith (57,96) et l’Australienne Kaylee McKeown (57,88) ont ensuite successivement abaissé la marque olympique.

Qualifiée à 14 ans  

À sa toute première présence aux Olympiades à seulement 14 ans, la Canadienne Summer McIntosh a réussi tout un exploit en signant le cinquième temps (4 min 02,72 s) lors des qualifications du 400 m nage libre.

Il s’agit d’une nouvelle marque canadienne, suffisante pour propulser l’adolescente en finale, qui se déroulera lundi matin à Tokyo.

McIntosh, qui est la plus jeune athlète canadienne à ces Jeux, participera également aux épreuves 200 m nage libre et 800 m nage libre, lundi et mardi.

Chez les hommes, Brent Hayden, Joshua Liendo Edwards, Ruslan Gaziev et Yuri Kisil ont terminé septième en qualifications du relais 4 x 100 m nage libre et seront de la finale.

Plongeon : Abel et Citrini-Beaulieu arrachent la médaille d’argent  

Les Québécoises Jennifer Abel et Mélissa Citrini-Beaulieu ont remonté une pente abrupte avec leurs trois derniers plongeons pour remporter la médaille d’argent à l’épreuve de plongeon du 3 m synchronisé des Jeux olympiques de Tokyo, dimanche.

Sixièmes après deux sauts, les Canadiennes ont significativement augmenté le niveau de difficulté lors de leurs troisième, quatrième et cinquième essais, décrochant la deuxième médaille de la nation avec une récolte de 300,78 points.

Elles n’ont toutefois jamais été en mesure de rattraper les Chinoises Tingmao Shi et Han Wang, qui ont totalisé 326,40 points. Les Allemandes Lena Hentschel et Tina Punzel ont complété le podium, les juges leur ayant décerné 284,97 points.

Il s’agissait d’une première médaille olympique pour Citrini-Beaulieu, dont les Jeux sont désormais terminés. Abel, qui avait déjà été décorée de bronze à Londres en 2012, poursuivra quant à elle l’aventure avec l’épreuve du 3 m en solo, vendredi à 2 h, heure de Montréal.

Ecaterina Guica battue à son premier combat  

Ecaterina Guica (52 kg) a perdu son combat en 16e de finale sur le mythique tatami du Nippon Budokan face à la Belge Charline Van Snick. Cette dernière a marqué une première fois grâce à un wazi-ari avant de mettre fin à l’affrontement par Ippon avec un peu plus d’une minute à faire.

«Le combat ne s’est pas très bien passé. J’aurais voulu faire mieux et éviter de me faire prendre au sol. C’est quand même décevant, mais je voulais approcher le combat de la meilleure manière possible», a déclaré Guica, déçue de la tournure des événements.

Van Snick, médaillée d’argent aux Jeux olympiques de Londres, a affirmé à son entraîneur qu’elle était complètement vidée après son combat face à Guica. La Québécoise a d’ailleurs ressenti cette fatigue chez son adversaire au cours de l’affrontement, mais n’a pas réussi à en profiter.

«Je me sentais bien, mais je voyais qu’elle perdait de l’énergie. C’est décevant parce que physiquement, j’étais plus en forme qu’elle après l’affrontement. Je savais que c’était un gros combat, mais je croyais vraiment en mes chances.»

La judoka de La Prairie a été opérée à une main après une blessure subie en mars. Elle a toutefois réussi à récupérer à temps pour les Championnats mondiaux de juin et pour le tournoi olympique

Guica participait à ses deuxièmes Jeux olympiques, elle qui avait terminé neuvième à Rio en 2016. L’athlète de 27 ans a évidemment remarqué de nombreuses différences entre ses deux expériences olympiques.

«On a principalement fait des entraînements à la maison en préparation pour Tokyo. J’ai quand même eu la chance de travailler sur mes lacunes. Il y avait tout de même une bonne ambiance sur place, ça fait du bien d’entendre des encouragements pendant les combats.»

Lundi, Jessica Klimkait (57 kg) et Arthur Margelidon (73 kg) seront tous les deux en actions. La championne mondiale en titre possède un laissez-passer qui l’amène directement en huitième de finale. Quant à Margelidon, il sera opposé au Saoudien Sulaiman Hamad en seizième de finale.

Softball: les Canadiennes doivent faire une croix sur l’or  

Les Canadiennes se sont inclinées 1 à 0 en huitième manche face au Japon, dimanche à Yokohama. Si elles doivent ainsi faire une croix sur le match de la médaille d’or, elles sont toutefois assurées de prendre part au duel pour le bronze de la compétition de softball.

Avec une coureuse placée au deuxième but dès le début de la manche supplémentaire, les Japonaises se sont rapidement placées en position de marquer en vertu d’un amorti-sacrifice de Yu Yamamoto. Les Canadiennes ont ensuite accordé deux buts sur balles intentionnels à leurs adversaires, et Eri Yamada les a fait payer avec un simple alors que les buts étaient remplis.

Les Canadiennes montrent ainsi une fiche de 2-2, derrière les Japonaises et les Américaines (4-0). Elles disputeront un dernier match en ronde préliminaire face aux Italiennes, lundi à 1 h 30, heure normale de l’Est.

Toujours en attente de leurs adversaires pour le bronze, les représentantes de l’unifolié seront de retour sur le terrain moins de 24 heures plus tard pour tenter de décrocher la toute première médaille de la nation dans cette discipline.

Une 16e place pour Karol-Ann Canuel à Tokyo  

Pendant que l’Autrichienne Anna Kiesenhofer remportait une médaille d’or dans la surprise générale, la Québécoise Karol-Ann Canuel a terminé 16e de l’épreuve de cyclisme sur route des Jeux olympiques de Tokyo, dimanche.

Canuel a réussi la meilleure performance canadienne, parcourant la distance de 137 km en 3 h 55 min 05 s. Alison Jackson a terminé 32e et Leah Kirchmann 36e, toutes les deux en vertu d’un chrono de 3:59:47.

Il s’agit d’un résultat semblable à celui des JO de Rio en 2016 pour Canuel, où elle avait terminé au 13e rang.

Devant, Kiesenhofer et quelques autres cyclistes se sont rapidement échappées dès le début de l’épreuve. Elle a ensuite continué seule à l’avant, et le peloton n’a jamais été en mesure de la rattraper. Annemiek van Vleuten (Pays-Bas, +1 min 15 s) et Elisa Longo Borghini (Italie, +1 min 29 s) ont complété le podium.

Canuel participera maintenant à l’épreuve du contre-la-montre qui se déroulera mardi à 22h30, heure avancée de l’Est. À Rio, elle avait pris le 25e échelon.

Marc-Antoine Blais-Bélanger, fier dans la défaite 

Le Québécois Marc-Antoine Blais-Bélanger a perdu son premier combat d’épée individuelle en escrime face au Chinois Chao Dong aux Jeux olympiques de Tokyo. Un parcours a rapidement pris fin au tableau de 64, mais après des préludes inattendus, qui ont fait de la présence olympique une victoire en soi.

Blais-Bélanger s’était qualifié pour les Jeux de Tokyo en vertu d’une victoire de dernière minute aux Championnats de qualification panaméricains qui se sont déroulés en mai dernier à San José, au Costa Rica. Il s’agissait à ce moment-là de sa première compétition en plus d’un an.

L’épéiste de 26 ans espérait tout de même une meilleure journée.

«Ça ne s’est vraiment pas déroulé comme je le voulais. Le début de match m’a fait mal. Je n’ai pas été assez actif et mon adversaire a été capable d’aller chercher quelques touches à ce moment-là. J’ai dû sortir de mon plan de match pour essayer de rattraper le retard, mais c’était trop tard», a-t-il mentionné en entrevue avec Sportcom.

Le Montréalais s’est incliné par la marque de 15-7. Dong avait d’ailleurs les devants 9-3 à la fin de la deuxième période, et malgré une tentative de remontée au troisième tiers, le mal était déjà fait pour Blais-Bélanger.

Chao Dong, tombeur de Blais-Bélanger, s’est ensuite incliné au tour suivant face au Hongrois Gergely Siklosi. Siklosi s’est rendu jusqu’en finale où il a été surpris par le Français Romain Cannone qui remporte la médaille d’or. L’Ukrainien Igor Reizlin complète le podium en épée individuelle.

Même s’il n’a pas obtenu le résultat espéré, l’athlète montréalais se dit extrêmement fier d’avoir eu la chance de combattre aux Jeux olympiques pour la première fois de sa carrière.

«C’est un grand accomplissement, ç’a été une très longue route pour me rendre jusqu’ici. Je suis très content d’avoir réalisé un rêve en étant aux Jeux olympiques.»

En revenant de Tokyo, Blais-Bélanger affirme qu’il prendra le temps de bien réfléchir à la suite de sa carrière.

«Je ne sais pas encore si je veux continuer jusqu’à Paris en 2024. Je veux voir où j’en suis après les Jeux côté motivation et côté forme physique. On va voir avec les camps d’entraînement et on prendra une décision réfléchie par la suite.»

Gymnastique: l’équipe canadienne ne peut passer les qualifications 

La formation canadienne de gymnastique artistique féminine n’a pas été en mesure de franchir l’étape des qualifications lors de la compétition par équipe, dimanche, aux Jeux olympiques de Tokyo.

Composée d’Elsabeth Black, Brooklyn Moors, Shallon Olsen et Ava Stewart, l’équipe de l’unifolié a terminé l’événement en 10e position. Le Canada a amassé 160,964 points, soit 1,698 de moins que les Japonaises (huitièmes) qui ont obtenu la dernière place pour l’étape suivante.

Les athlètes provenant de la Russie ont conclu l’épreuve du jour au sommet avec 171,629 points. Elles ont ainsi surpris la puissante équipe américaine (deuxième).

Si la quête de médaille canadienne en équipe est chose du passé, Black et Olsen peuvent toujours espérer mettre la main sur une précieuse breloque lors de compétitions individuelles. La première s’est qualifiée à la poudre, tandis que la seconde a fait de même au saut de cheval.

Une 16e place pour Karol-Ann Canuel à Tokyo

Pendant que l’Autrichienne Anna Kiesenhofer remportait une médaille d’or dans la surprise générale, la Québécoise Karol-Ann Canuel a terminé 16e de l’épreuve de cyclisme sur route des Jeux olympiques de Tokyo, dimanche.

Canuel a réussi la meilleure performance canadienne, parcourant la distance de 137 km en 3 h 55 min 05 s. Alison Jackson a terminé 32e et Leah Kirchmann 36e, toutes les deux en vertu d’un chrono de 3:59:47.

Puisque Canuel avait plus d’énergie après la première ascension, le trio de Canadienne a adopté un nouveau plan de match; Jackson et Kirchmann ont ainsi délaissé quelque peu leur propre course pour porter assistance à leur compatriote, mieux placée.

«Le parcours était vraiment, vraiment difficile, a confessé Canuel, dans un communiqué. Le plan était pour nous trois d'essayer de conserver notre énergie jusqu'au sommet de la première longue montée et de voir après. Je pense que je me sentais le mieux à ce moment-là, alors mes coéquipières ont commencé à m'aider davantage en m'apportant de la nourriture et d'autres choses.»

«Après cela, nous voulions voir si nous avions des opportunités, mais c'était difficile sans communication et nous ne connaissions pas exactement les écarts de temps. Donc de mon côté, j'ai essayé de courir intelligemment.»

Il s’agit d’un résultat semblable à celui des JO de Rio en 2016 pour Canuel, où elle avait terminé au 13e rang.

Devant, Kiesenhofer et quelques autres cyclistes se sont rapidement échappées dès le début de l’épreuve. Elle a ensuite continué seule à l’avant, et le peloton n’a jamais été en mesure de la rattraper. Annemiek van Vleuten (Pays-Bas, +1 min 15 s) et Elisa Longo Borghini (Italie, +1 min 29 s) ont complété le podium.

Canuel participera maintenant à l’épreuve du contre-la-montre qui se déroulera mardi à 22h30, heure avancée de l’Est. À Rio, elle avait pris le 25e échelon.

Les autres performances canadiennes  

La Québécoise Florence Maheu s’est qualifiée pour les demi-finales à l’épreuve de slalom de kayak. Complétant le parcours en 114,29 s à sa première tentative, elle a pris le 18e échelon sur 27 compétitrices. La suite aura lieu mardi.

En boxe, la Canadienne Mandy Bujold a perdu son premier combat contre la Serbe Nina Radovanovic par décision unanime des juges. Le parcours olympique de l’Ontarienne est donc terminé.

En planche à roulettes, ni Matt Berger ni Micky Papa n’ont été en mesure de se qualifier pour la toute première finale de l’histoire de ce sport aux Jeux olympiques.