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Formule E

Un 1er champion du monde sans victoire en Formule E?

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Au sein d’une lutte sans merci pour le titre de champion du monde de Formule E qui compte une quinzaine de candidats sérieux avec quatre courses à disputer, Robin Frijns, tapi dans l’ombre, pourrait créer la surprise en triomphant sans remporter la moindre course.

Le pilote de l’écurie Virgin montre en effet comme meilleur résultat une deuxième place cette saison, obtenue à la deuxième course disputée à Dariya, en Arabie saoudite. Sa récolte de 76 points lui confère malgré tout le troisième rang au classement, à seulement cinq points de Sam Bird, en tête. 

À quelques heures de l’ePrix de Londres, qui aura lieu en fin de semaine, 15 pilotes pouvaient espérer être au sommet de la hiérarchie avant même de disputer la deuxième course en sol britannique. Neuf d’entre eux avaient déjà remporté une des 11 manches qui ont eu lieu jusqu’ici.

Frijns n’est pas l’un de ceux-là et la situation ne le dérange pas du tout. «Nous n'avons pas encore gagné d’épreuve, mais si je gagne le championnat sans gagner de course, je m'en moque», a lancé le Néerlandais dans une récente entrevue avec le site Motorsport.

Outre son compteur de victoires qui demeure coincé à zéro, un autre élément retient l’attention en observant les résultats détaillés de Frijns: il est le seul pilote ayant pris part à toutes les épreuves jusqu’ici à les avoir toutes terminées sans être disqualifié une seule fois.

Frijns, qui avait fini au quatrième échelon au terme de la saison 2018-2019, estime ainsi qu’il a évité les faux pas.

«La constance est toujours la clé, comme dans chaque championnat. La Formule E est évidemment très difficile, mais nous n'avons aucun problème mécanique avec la voiture. Nous ne tombons pas en panne comme [Jean-Eric Vergne, sur la ligne de départ de la deuxième course à New York], par exemple.»

«Ça nous aide évidemment. Nous ne sommes pas non plus impliqués dans des accidents stupides. Nous sommes assez constants», a-t-il fait valoir.

Une recrue en confiance 

Son coéquipier Nick Cassidy est également dans le coup, lui qui pointe en cinquième place avec 70 points. Après avoir eu de la difficulté à se mettre en marche – aucun point à ses quatre premières courses –, la recrue néo-zélandaise a le vent dans les voiles. Il a décroché deux deuxièmes places et une quatrième à ses trois dernières sorties.

«J'ai fait cette transition assez rapidement, mais il y a 23 autres pilotes de classe mondiale ici, donc ce n'est pas facile, a concédé Cassidy. Je n’ai pas obtenu les résultats escomptés en début de saison.»

«Au cours des trois dernières courses, ç’a un peu plus cliqué en termes de préparation. Je fais un travail plus régulier, mais l'équipe m'alerte aussi davantage et me donne une voiture qui me convient un peu mieux. Je suis capable d'en tirer le meilleur. Cela a été une énorme différence.»

Les résultats combinés des deux pilotes procurent par ailleurs le premier échelon chez les équipes à Virgin (146 points), qui doit toutefois se méfier de DS Techeetah (144) et de Jaguar (141).

Avec une formule gagnante, il y a donc fort à parier que tout le monde, dans l’équipe, continuera à miser sur la constance plutôt que pour le coup d’éclat, d’ici la fin de la saison.

Les deux courses en sol britannique auront lieu samedi et dimanche et seront diffusées sur les ondes de la chaîne TVA Sports.