Canadiens de Montréal

Le Rocket a trouvé son nouvel entraîneur-chef

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Jean-François Houle a été choisi pour succéder à Joël Bouchard à titre d’entraîneur-chef du Rocket de Laval, club-école du Canadien de Montréal dans la Ligue américaine (LAH).

«Je vais arriver en place et mettre ma touche», a mentionné Houle, mardi, lors de la visioconférence organisée à la suite de sa nomination.

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Sachant très bien que le récent départ de Bouchard a causé un certain choc, l’homme de 46 ans se sent bien à l’aise de remplacer celui avec qui il a déjà œuvré avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

«Le Rocket a un très bon groupe, a noté celui qui est le fils de Réjean Houle, ancien joueur et directeur général du Tricolore. Joël m’a toujours parlé en bien de son équipe.»

Quand Bouchard a quitté le Rocket pour se joindre aux Gulls de San Diego, dans l’organisation des Ducks d’Anaheim, le 9 juillet, Jean-François Houle n’a pas tardé à manifester son intérêt après avoir passé les six dernières saisons dans l'organisation des Oilers d'Edmonton comme entraîneur adjoint des Condors de Bakersfield, dans la LAH.

«C’est sûr que j’ai démontré de l’intérêt, a indiqué Houle, ayant complété son embauche avec Scott Mellanby, directeur général adjoint du Canadien. Je me suis senti à l’aise pendant les entrevues.»

Un retour à ses racines 

Au-delà du fait de succéder à Bouchard, Houle indique qu’il s’agit pour lui d’un véritable honneur de retrouver l’organisation du Tricolore. Il n’était pas encore né quand son père Réjean a remporté ses deux premières coupes Stanley avec le Tricolore, en 1971 et 1973, mais les conquêtes de 1977, 1978 et 1979 ont évidemment marqué sa tendre enfance.

«C’était très spécial d’être moi-même repêché par le Canadien et de jouer dans la LAH avec le Canadien de Fredericton», a par ailleurs qualifié l’entraîneur, qui fut un choix de quatrième tour au repêchage de 1993.

«Il y a une grande fierté à porter le logo du Canadien, c’est important pour moi de transmettre ça aux jours. Cela a fait partie de ma vie et de celle de ma famille, a spécifié Houle. Je suis de retour à mes racines.»

Du respect pour Ducharme 

Ayant conclu sa carrière de hockeyeur avant de célébrer ses 30 ans, Houle a fait ses premiers pas comme entraîneur dès 2003, à titre d’adjoint avec l’équipe de l’Université Clarkson, où il avait précédemment joué. C’est par la suite qu’il a dirigé dans la LHJMQ, avec les MAINEiacs de Lewiston et l’Armada. Plus récemment, à Barkersfield, il dit avoir beaucoup sur l’art de «générer de l’offensive» auprès de l’entraîneur-chef Jay Woodcroft.

Concernant son passage avec l’organisation du Canadien, avec laquelle il a conclu un contrat de trois ans, Houle note l’importance d’avoir à Laval un système ressemblant à celui du grand club.

«Ma relation avec Dominique Ducharme est très bonne, a-t-il mentionné. Nous avons toujours gardé contact depuis l’époque où on s’affrontait quand je dirigeais l’Armada et lui, les Voltigeurs de Drummondville. Nous avons toujours eu du respect l’un pour l’autre.»

Engagement, discipline, intégrité 

À plus long terme, Houle n’a pas caché qu’il aimerait sans doute, un jour, devenir entraîneur dans la Ligue nationale de hockey. Pour l’instant, il se dit toutefois pleinement concentré sur sa présente mission avec le Rocket en misant sur ses propres valeurs : engagement, discipline et intégrité.

«Au terme de nos rencontres, nous avons rapidement conclu que sa philosophie et ses valeurs rejoignaient les nôtres, soulignait d’ailleurs le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, dans un communiqué transmis mardi. Sa rigueur, son dévouement et sa passion du hockey sont de grandes qualités chez lui.»