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Crédit : Photo d'archives, Agence QMI

Alouettes de Montréal

«Montréal me voulait et je voulais revenir» - Alexandre Chevrier

Publié | Mis à jour

Après trois ans chez les professionnels et deux saisons, le footballeur Alexandre Chevrier a quitté les Roughriders de la Saskatchewan pour se joindre à l’imposant contingent de Québécois chez les Alouettes de Montréal.

Une semaine après le début du camp d’entraînement, le secondeur est plus que ravi de cette situation, même s’il est conscient qu’il a encore beaucoup de besogne à abattre pour percer la formation des «Moineaux».

«C’est spécial d’être un petit gars francophone qui joue pour l’équipe de Montréal. Je me concentre cependant sur ce que j’ai à faire. Je ne veux pas me laisser distraire par ça et j’essaye de faire le club», a exprimé Chevrier dimanche, lors d’un entretien téléphonique.

«Les premiers entraînements étaient assez intenses. On pouvait sentir que les gars s’ennuyaient du football. La première journée, on était censé être sur le terrain à 8 h 50 et tous les gars étaient là à 8 h 20», a-t-il ajouté pour expliquer l’état d’esprit qui règne au sein de l’équipe du directeur général Danny Maciocia.

Lors de ses deux campagnes dans l’uniforme des Roughriders, l’athlète de 28 ans a fait sa marque sur les unités spéciales. Il s’est d’ailleurs donné l’objectif de faire de même avec les Alouettes.

«On est tous là pour se tailler un poste. En Saskatchewan, j’avais ma place sur les unités spéciales et j’aimerais avoir ce rôle à Montréal. Si je peux aussi voir un petit peu de terrain en défensive, j’aimerais bien ça.»

Pour la famille

L’hiver dernier, quand est venu le temps de se négocier une nouvelle entente, Chevrier voulait prendre une décision en lien avec sa nouvelle réalité familiale. En effet, son amoureuse a donné naissance à un petit garçon en décembre dernier.

«Je voulais revenir dans l’Est pour être à temps plein avec ma blonde et mon petit bonhomme. Je désirais également que mon garçon soit proche de la famille de ma copine et de la mienne, qu’il puisse passer du temps avec ses grands-parents. C’était très important pour moi.»

Au même moment, les «Als» lui ont offert un contrat d’une saison.

«Montréal me voulait et je voulais revenir. C’était le meilleur scénario possible», a dit le nouveau papa.

En français

Avec les Alouettes, Chevrier est également dans une situation qu’il n’a pas vécu depuis qu’il joue dans la Ligue canadienne de football, soit celle d’être entouré par des dizaines de compatriotes québécois.

«Avec les Roughriders, le plus de francophones que nous avons été c’est quatre. [...] Il n’y a pas seulement les joueurs. Le fait de pouvoir parler à son directeur général et son physiothérapeute en français, ça fait en sorte que tu te sens comme chez vous. J’adore ça!»

Le produit du Vert & Or de l’Université Sherbrooke y voit une preuve que le sport se jouant avec un ballon ovale se porte à ravir dans la Belle Province.

«Le football est en santé au Québec et on en a la preuve avec les Alouettes en 2021», a-t-il clamé.

Par ailleurs, les Alouettes ont annoncé avoir libéré le botteur canadien Tyler Crapigna.