Crédit : THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

Alouettes de Montréal

Porte ouverte pour le botteur Félix Ménard-Brière

Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

Anciennement des Carabins de l’Université de Montréal, le Québécois Félix Ménard-Brière savoure chaque moment où il met les pieds au Stade olympique, lui qui se retrouve au coeur d’une grande bataille au camp d’entraînement pour un rôle de botteur chez les Alouettes.

«C’est une opportunité à saisir à 100 %, a-t-il résumé, mercredi, lors d’une vidéoconférence tenue en marge du présent camp. J’ai la chance de jouer chez moi. À chaque jour, je me pointe au Stade olympique, là où je venais régulièrement quand j’étais petit. C’est spécial.» 

Au-delà de ses souvenirs reliés à un événement «Monster Truck» ou à un mémorable spectacle du groupe AC/DC, Ménard-Brière, 28 ans, dit s’amuser malgré une féroce compétition à l’interne. La transaction ayant envoyé Boris Bédé aux Argonauts de Toronto, l’an dernier, a ouvert la porte à l’arrivée d’un nouveau botteur.

«C’est plus une compétition avec soi-même qu’avec les autres, a-t-il assuré. Nous formons un groupe proche. C’est très amical.»

L’Ontarien Tyler Crapigna, obtenu dans l’échange de Bédé, est notamment en lutte pour le poste, ayant l’avantage d’avoir déjà joué 49 matchs dans la Ligue canadienne de football (LCF), avec les Roughriders de la Saskatchewan et les Argonauts. Le Québécois David Côté compte parmi les autres candidats, avec l’Américain Matt Mengel et l’Australien Joseph Zema.

«C’est une bonne bataille, a convenu l’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones. Chacun a une excellente opportunité. Nous souhaitons trouver le bon gars ou les bons gars pour faire le travail.»

Deux botteurs plutôt qu’un? 

Un système à deux botteurs, un pour les placements et l’autre pour les dégagements, demeure effectivement une solution possible pour les Alouettes.

«Je fais tout ce que je peux pour gagner un poste avec l’équipe, a déclaré Ménard-Brière, dont les droits ont déjà appartenu à différents clubs de la LCF, soit Winnipeg, Ottawa, Montréal et Saskatchewan, au cours des dernières années. Un système à deux botteurs, je suis prêt à l’envisager. Ça me ferait plaisir de partager le travail avec un autre joueur, peu importe le rôle qu’on veut me donner.»

Une décision difficile 

Jones a notamment eu des bons mots pour Zema, sélectionné au repêchage mondial de la LCF, en avril dernier.

«Il fait bien jusqu’à maintenant, a vanté l’entraîneur, impressionné par les dégagements de l’Australien. On l’a amené ici afin qu’il rende nos décisions difficiles.»

Brière croit toujours en ses chances d’obtenir la faveur des entraîneurs et du directeur général Danny Maciocia, avec qui, rappelons-le, il a d'ailleurs gagné la coupe Vanier en 2014 avec les Carabins.