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Crédit : Ben Pelosse / JdeM

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Affaire Brad Aldrich: Quenneville offre son aide

Publié | Mis à jour

L’ancien entraîneur-chef des Blackhawks de Chicago Joel Quenneville a déclaré être prêt à collaborer à l’enquête indépendante menée sur l’affaire Brad Aldrich, un ex-adjoint faisant l’objet d’allégations de crimes de nature sexuelle.

Dans un communiqué ayant été repris par le site The Athletic mardi, celui occupant aujourd’hui le poste de pilote des Panthers de la Floride s’est dit ouvert à l’idée d’apporter son aide dans le cadre de ce processus. Les Hawks ont fait appel à Reid Schar, un ancien procureur des États-Unis, pour fouiller cette histoire.

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Les faits reprochés sont survenus durant la saison 2009-2010, lorsque Quenneville dirigeait le club qui allait remporter la coupe Stanley au printemps. À l’époque, deux joueurs avaient fait part à l’entraîneur des habiletés Paul Vincent de crimes à nature sexuelle dont ils ont été victimes. Celui-ci a ensuite alerté l’état-major de l’équipe, qui a décidé de ne pas porter plainte à la police par la suite.

Aldrich a été congédié après les séries 2010 et quelques années plus tard, il a plaidé coupable à une accusation d’abus sexuel à l’égard d’un mineur. En mai dernier, une poursuite a été déposée par un hockeyeur n’ayant pas été identifié publiquement contre les Hawks.

«Les allégations dans cette poursuite sont très sérieuses. J’ai pris connaissance de celles-ci par le biais des médias cet été, a affirmé Quenneville. J’ai contacté l’organisation des Blackhawks pour lui faire savoir que je soutiendrai cette enquête et que j’y participerai.»

Les joueurs savaient, selon Sopel

D’après l’ex-défenseur Brent Sopel, la plupart de ses anciens coéquipiers de l’époque savaient ce qui se passait. C’est un son de cloche similaire à celui de l’ex-assistant John Torchetti, qui disait en juin que la direction des Hawks s’était réunie en juin 2010 pour discuter de la situation sans toutefois informer la police.

«Nous étions tous dans le même vestiaire. Ce fut un sujet de discussion pour 2-3 jours au moins. Quenneville était dans le même bureau que lui [Aldrich]. On en a entendu parler», a affirmé Sopel au réseau TSN, ajoutant que les réactions de stupeur étaient nombreuses.

Ayant évolué brièvement pour le Canadien de Montréal quelques années plus tard, Sopel espère que les gens détenant des informations pertinentes n’hésiteront pas à les partager avec l’enquêteur.

«Je comprends que faire la bonne chose est difficile. Certains gars de cette équipe 2009-2010 ont encore leur nom sur la liste de paie des Blackhawks. Ils jouent, analysent des matchs dans les medias, dirigent, recrutent ou agissent comme ambassadeurs pour le club. C’est pour cela qu’ils ne parlent pas. Ils veulent protéger leur emploi, mais ils devraient faire ce qui est juste et parler publiquement de ce qui s’est passé.»

Parmi eux, le cas de Jonathan Toews pourrait attirer l’attention. Il s’est dit tracassé en juin quand un joueur anonyme a mentionné à The Athletic que «chaque gars de l’équipe» était au courant de l’histoire. Toews précisait de son côté qu’il n’y croyait pas.