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Tennis

La classe de Novak Djokovic

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Ce qui distingue les grands athlètes des autres, ce sont les petits gestes posés sur et à l’extérieur du terrain. Novak Djokovic fait partie de cette catégorie.

Après la rencontre, la première raquette mondiale n’a pas hésité à louanger Denis Shapovalov lors de son entrevue sur le terrain. On pourrait penser que c’était seulement pour les caméras, mais ce n’était pas le cas.

Le Serbe est allé à la rencontre du Canadien dans le vestiaire pour lui glisser quelques mots d’encouragement. Ce ne sont pas tous les athlètes qui agissent de la sorte.

«J’aimerais bien qu’il soit un de mes mentors un jour parce que ça voudrait dire qu’il ne jouerait plus, a mentionné Shapovalov en riant. C’est une personne incroyable.»

«De le voir venir dans le vestiaire pour me dire quelques mots, ça veut dire beaucoup pour moi. Il n’avait pas à le faire. Il m’a dit qu’il comprenait très bien les émotions que je vivais. Il a ajouté que mon tour viendrait. [...] C’est incroyable de se faire dire cela par quelqu’un comme lui. Il n’avait pas à le faire. Ça démontre quel type d’individu il est.»

Histoire de bulle

Il y a quelques semaines, Shapovalov a annoncé qu’il ne défendrait pas les couleurs du Canada aux Jeux de Tokyo. Vendredi, il a levé le voile sur les raisons de sa décision.

«Cela l’a beaucoup à voir avec les contraintes, d’être à nouveau dans une bulle et toute la situation [de la COVID-19], a expliqué Shapovalov. Je suis en Angleterre depuis un mois. Mentalement, je suis vidé et ce n’est pas facile pour personne.»

«C’est une grosse partie de ma décision. C’est sûr que j’aurais voulu jouer aux JO et représenter mon pays. C’est un rêve pour moi.»

Il a été encore plus loin sur les sacrifices que les joueurs doivent faire en raison des contraintes.

«Ça met beaucoup de pression sur toi. C’est très difficile sur le mental. Je suis vidé de toute cette situation, des mesures. On ne peut pas aller nulle part. Ce n’est pas facile pour personne.»