Photo : Giannis Antetokounmpo et Deandre Ayton Crédit : Photo d'archives, AFP

NBA

NBA: une finale à l’image de la saison régulière?

Publié | Mis à jour

Les Bucks de Milwaukee et les Suns de Phoenix ont rendez-vous en finale de la NBA, et si on se fie à leurs duels en saison régulière, la série pourrait se jouer à quelques petits détails près. 

Les Suns ont gagné les deux matchs entre les deux équipes cette saison. En février, la formation de l’Arizona a eu le dessus par un seul petit point - 125 à 124 -, et en avril, la prolongation a été nécessaire pour l’emporter 128 à 127.

«Ça ressemblait à l’intensité des séries de la NBA», avait d’ailleurs dit l’entraîneur des Suns, Monty Williams, après le duel de février. Peu de personnes auraient pu prédire que les deux rivaux allaient vraiment se croiser en finale.

Et c’est pourtant ce qui se passe. Après une décennie sans séries, Phoenix a changé du tout au tout pour atteindre la troisième finale de son histoire. Même si de grandes vedettes comme Charles Barkley et Steve Nash sont passées par l’Arizona, jamais le nom de l’équipe n’a été gravé sur le trophée Larry-O’Brien.

Les Suns ont été expéditifs et profiteront de plus de congés que les Bucks avant le premier match, prévu mardi. Les preneurs aux livres leur donnent d’ailleurs un léger avantage pour l’emporter, surtout en l’absence de Giannis Antetokounmpo.

Celui qui fera pencher la balance

Depuis qu’Antetokounmpo s’est hissé au rang de super-vedette, lors de la saison 2016-2017, jamais les Bucks n’ont raté les séries éliminatoires. Les Raptors de Toronto avaient mis fin à leurs espoirs en finale d’association en 2019, avant d’éventuellement remporter le championnat.

Le «Greek Freak», élu deux fois meilleur joueur du circuit, n’a pas encore touché le trophée Larry-O’Brien durant sa carrière. Voilà sa chance de consolider sa place parmi les grands.

Même s’il est presque essentiel aux succès des Bucks, Antetokounmpo a dû s’absenter pour les matchs 5 et 6 face aux Hawks et les siens l’ont emporté chaque fois. Touché au genou gauche il y a une semaine, le joueur de 26 ans est un cas incertain pour les premiers duels à Phoenix.

«Ce que nous avons fait de plus gros pendant les deux derniers matchs, c’était de jouer pour lui. Nous avons une vraie équipe», a commenté Pat Connaughton après la rencontre décisive face aux Hawks d’Atlanta, samedi.

Comme d’autres, Connaughton a haussé son jeu d’un cran en l’absence d’Antetokounmpo. Les gardes Jrue Holiday et Khris Middleton sont peut-être ceux qui ont eu à en prendre le plus sur leurs épaules, et les deux vétérans s’en sont sortis admirablement.

«Les gars ont travaillé fort toute l’année. Ils méritent d’aller en finale. Nous avons encore du pain sur la planche», a résumé l’entraîneur-chef Mike Budenholzer, qui a remporté quatre fois le championnat comme adjoint chez les Spurs de San Antonio.