Canadiens de Montréal

«Ils nous font payer cash»

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Le retour de Dominique Ducharme derrière le banc du Canadien est loin de s’être déroulé comme prévu. Absent lors des six dernières rencontres en raison de la COVID, l’entraîneur-chef du Canadien a dirigé une équipe qui n’a jamais été dans le coup.

Les erreurs ont été nombreuses. Surtout en début de match, ce qui a permis au Lightning de prendre les devants par deux buts à peine trois minutes et demie après la mise en jeu initiale.  

Plus que jamais, Ducharme a pu ressortir la phrase fétiche qu’il aime bien utiliser lorsque sa troupe commet des bourdes coûteuses, comme ce fut le cas dans cette troisième confrontation de la finale de la Coupe Stanley.

«On a commis des erreurs d’exécution. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Chaque fois qu’on en commet une, ils nous font payer cash», a lancé le pilote de 48 ans, après cette défaite de 6 à 3.

Un revers au cours duquel Carey Price a accordé cinq buts sur 29 tirs. Il a présenté un taux d’efficacité inférieur à ,900 pour une troisième rencontre consécutive. Son taux de ,828 d’hier soir est son deuxième plus faible des séries. Pas surprenant que le gardien du Canadien ait pris une partie de blâme. 

Fatigue?  

Par ailleurs, se pourrait-il que les coéquipiers de Price commencent à ressentir de la fatigue ? Le CH a commis 26 revirements au cours de la rencontre. Évidemment, la pression exercée par le Lightning y est assurément pour quelque chose. Par contre, commettre autant d’erreurs peut également être attribuable à de l’épuisement.

«Je ne vois pas de problème de ce côté, a assuré Ducharme. On a eu du temps après la série contre Winnipeg. On en a également eu avant celle-ci.»

Point de presse de Price et Weber après le match no 3 -

Un sommet pour Gustafsson  

Curieusement, Erik Gustafsson a été utilisé pendant 16 minutes. Il s’agit de sa soirée de travail la plus occupée depuis le début de séries. Pourtant, le Tricolore n’a bénéficié que d’une supériorité numérique.

«Il amène un côté offensif. C’est l’une des raisons principales pour lesquelles il est en uniforme. Il bouge la rondelle et crée des jeux. C’est certain que lorsqu’on tire de l’arrière et qu’on a besoin de générer de l’attaque, il va avoir un peu plus de temps de jeu», a expliqué l’entraîneur.

Une seule fois dans l’histoire de la LNH, une équipe est parvenue à combler un déficit de 3 à 0 pour gagner la coupe Stanley. En 1942, Toronto avait réalisé ce tour de force contre Detroit. 

«Il ne faut pas regarder trop loin. Il faut se préparer pour lundi. On a un match à gagner, a soutenu Ducharme. On a fait face à l’adversité cette saison et pendant les séries. Nos joueurs ont du caractère.»