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Canadiens de Montréal

Les cinq clés pour le CH

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S’il y a une chose que le Canadien de Montréal a prouvée depuis le début des séries éliminatoires, c’est qu’il sait rebondir.

Il l’a démontré une première fois en comblant un recul de 3 à 1 dans la série face aux Maple Leafs de Toronto. Il l’a fait une deuxième fois en se relevant d’un revers de 4 à 1 contre Vegas, dans le premier match de la demi-finale.

Tout comme lundi soir, on se demandait de quelle façon le Canadien pourrait renverser la vapeur face aux Golden Knights. Pourtant, il l’a fait en remportant quatre des cinq rencontres suivantes, obtenant son billet pour la finale de la Coupe Stanley pour la première fois en 28 ans.

Rien n’est donc impossible pour les Montréalais, à condition de porter une attention particulière aux cinq éléments suivants. Et ce, dès mercredi soir.

Contraindre le trio de Point

Nikita Kucherov est devenu le troisième joueur de l’histoire à récolter au moins 30 points en séries deux années de suite. Brayden Point est rendu à 14 buts. L’attaque du Lightning de Tampa Bay a beau provenir de tous les fronts, ces deux compagnons de trio demeurent les dynamos de l’équipe floridienne. Lundi, ils ont récolté six points.

Encore une fois, Luke Richardson ne bénéficiera pas du dernier changement. Il devra faire preuve d’imagination pour leur opposer le trio de Phillip Danault. Dans le cas contraire, il faudra espérer que Nick Suzuki, Tyler Toffoli et Cole Caufield auront tiré des leçons du premier match.

S’approcher de Vasilevskiy

Lundi soir, le Canadien n’a dirigé que 19 tirs sur le filet du Lightning. C’était la première fois depuis le début des éliminatoires qu’il n’atteignait pas le plateau des 20 lancers au but.

Contre un gardien comme Andrei Vasilevskiy, qui affiche une moyenne de buts alloués de 1,94 et un taux d’efficacité de ,936, c’est nettement insuffisant. La raison est fort simple: le Tricolore a rarement traversé la ligne bleue adverse. Y parvenir risque de faire mal. Il n’y a que les défenseurs du Canadien qui sont spécialistes des doubles-échecs dans le dos et des mornifles au nez. Ceux du Lightning s’y plaisent également. On a vu à quel point Brendan Gallagher en est sorti amoché. D’ailleurs, même les charges de Josh Anderson ne les ont pas impressionnés.

Éviter les revirements

En raison de la vitesse des patineurs de Tampa Bay, le moindre revirement en zone neutre ou à la ligne bleue adverse se transforme en véritable casse-tête pour la défense montréalaise. En point de presse, Suzuki a souligné que c’était l’une des facettes que ses coéquipiers et lui devaient absolument améliorer.

«Il y a des moments au cours d’un match où on peut utiliser nos habiletés et fabriquer des jeux. Toutefois, il faut réaliser que si les options sont nulles, il vaut mieux garder les choses simples et éviter de forcer la note. C’est comme ça qu’on s’est fait prendre à quelques occasions», a reconnu l’attaquant de 21 ans.

Rester loin du banc de punition

Peu importe l’adversaire ou le moment de la saison, c’est un critère qui revient sans cesse. Mais il devient encore plus important lorsque l’adversaire présente le meilleur pourcentage de succès des quarante dernières années en convertissant 37,5 % de ses attaques massives.

Le Canadien a bien fait dans cet aspect du jeu en limitant les Floridiens à trois supériorités numériques. Parfait en 32 occasions, l’infériorité numérique du Canadien a fini par craquer en toute fin de match. Ce fut sans grande conséquence puisque c’était déjà dans la poche pour le Lightning.

Marquer le premier but

Le Canadien commence à avoir l’habitude de jouer devant des foules bruyantes et hostiles à ses causes. Il l’a fait devant 18 000 personnes à trois occasions à Vegas. Lundi, ils étaient environ 16 000 bruyants spectateurs entassés dans le Amalie Arena de Tampa. On a beau avoir l’habitude, ça n’empêche pas l’équipe locale de puiser une partie de son énergie dans l’émotion de ses partisans. Voilà pourquoi il vaut mieux les faire taire.

En plus, le Lightning est comme le Canadien : lorsqu’il marque le premier but, il devient pratiquement invincible. En pareille circonstance, sa fiche est de 13-2 contre 11-2 pour le Canadien. D’où l’importance de frapper plus vite que l’éclair.