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Le point commun entre Caufield et St-Louis selon Ducharme

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MONTRÉAL - Cole Caufield a attendu seulement quelques semaines avant d’atteindre pour une première fois un carré d’as dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Âgé de 20 ans, le numéro 22 ne retournera plus sur les bancs d’école à l’Université du Wisconsin, mais il profite présentement d’un cours en accéléré dans la LNH.

Dans un autre coin du vestiaire, Shea Weber a patienté six ans avant de vivre pour une première fois un tel moment. À sa onzième saison dans la LNH, Paul Byron en est aussi à sa première expérience.

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«On parle de moments très rares, a reconnu Caufield à quelques heures du premier match contre les Golden Knights à Vegas. Parfois, tu as cette chance seulement une ou deux fois dans une carrière. Je me retrouve maintenant sur scène plus grande. Je dois en profiter, comme si c’est le plus grand moment de ma vie.»

Dominique Ducharme avait encore le sourire dans la voix quand il parlait de la progression de son jeune ailier droit

«On le voit tous les jours, il progresse rapidement et il a une très bonne attitude, a noté Ducharme. Il reste ouvert aux commentaires, il veut apprendre. Il fait attention aux moindres détails. On le voit tous les jours.»

À son époque comme joueur à l’Université du Vermont, Ducharme a côtoyé un futur membre du Temple de la renommée en Martin St-Louis. On lui a demandé de tracer un parallèle entre les deux petits ailiers même si on sait qu’il y a encore un monde de différences entre les deux parcours.

«Il y a des similarités, a dit Ducharme. Mais Cole lance la rondelle d’une façon encore plus forte et précise. Il est vraiment un bon marqueur. Martin était un très bon passeur et il avait une vision incroyable, même si on a vu que Cole pouvait aussi fabriquer des jeux. Où ils se retrouvent, c’est qu’ils sont dynamiques et actifs sur la glace même s’ils n’ont pas de gros gabarit. Les deux ne sont pas faciles à ralentir, à frapper ou à arrêter.»

Perçu comme un ailier en puissance, Josh Anderson aime aussi le courage de Caufield, un ailier de 5 pi 7 po et 162 lb.

«C’est très impressionnant. Souvent les petits sont difficiles à frapper, a rappelé Anderson. Cole joue depuis assez longtemps qu’il sait comment s’en sortir. Il l’a fait à tous les niveaux. Il n’a pas peur de foncer dans les coins. Il peut encaisser une grosse mise en échec et réussir un jeu.»

Une dynamique nouvelle

Après un bref passage de deux rencontres avec le Rocket de Laval, Caufield a endossé l’uniforme du CH pour les dix derniers matchs de la saison, marquant quatre buts et obtenant une passe.

Depuis le début des séries, le gagnant du trophée Hobey-Baker n’a toujours pas marqué après neuf matchs, mais il a récolté quatre passes. Inséré dans la formation pour le troisième match face aux Maple Leafs, Caufield a trouvé une façon de devenir un élément essentiel à l’équipe.

«J’ai lu une citation après la série contre Toronto, a affirmé Peter DeBoer à la veille du premier match contre le Tricolore. Sheldon Keefe a parlé de l’impact de Caufield et de Kotkaniemi. Les deux jeunes ont changé la dynamique des trios, ils ont apporté plus d’habiletés et de profondeur. Ils ont fait une différence à une période importante de l’année.»

Derrière le banc des Knights, DeBoer gardera donc un œil attentif sur le numéro 22 et le numéro 15.

À l’écoute des coéquipiers

Caufield, le 15e choix au total au repêchage de 2019, peut apprendre d’autres jeunes au sein de l’équipe, comme Kotkaniemi, mais aussi Nick Suzuki (21 ans) et Alexander Romanov (21 ans).

«Je peux plus me rapprocher des gars de mon âge. Mais je pose aussi des questions à des plus vieux quand j’en ressens le besoin, a souligné Caufield. Ils sont très bons pour moi.»

«J’aime aussi apprendre d’un gars comme Corey Perry. Il agit toujours comme un pro. J’ai remarqué qu’il est un des gars les plus flexibles de l’équipe. Ça m’a surpris pour son âge. Mais il prend soin de son corps. IL connait du succès depuis longtemps et ce n’est pas un hasard. Il travaille fort.»

Point de presse de Cole Caufield -