Crédit : AFP

Canadiens de Montréal

«On croit en nous» - Dominique Ducharme

Publié | Mis à jour

Les rondes se succèdent, mais l’histoire ne change pas. Comme c’est le cas depuis le début des séries éliminatoires, le Canadien sera l’équipe négligée dans la demi-finale qui l’opposera aux Golden Knights de Vegas, à compter de lundi soir.

Le contraire aurait été surprenant. La troupe de Peter DeBoer a tout de même dominé le circuit Bettman avec 40 victoires, soit 16 de plus que le Tricolore. Dernière formation qualifiée pour le tournoi printanier, le Canadien accusait 23 points de retard sur ses prochains rivaux lorsque le rideau d’est refermé sur la saison 2021.

• À lire aussi: Suzuki: «j'ai toujours voulu prouver à Bergevin que...»

• À lire aussi: Carré d'as: 4 gardiens repêchés en première ronde

«On croit en nous, ce que peu de personnes faisaient au début des séries éliminatoires», a indiqué Dominique Ducharme, vendredi matin.

Petite statistique intéressante pour ceux qui cherchent à se raccrocher à quelque chose pour favoriser le Canadien: 54 des 82 points récoltés par les Golden Knights en saison régulière l’ont été contre les quatre formations de leur division qui n’ont pas participé aux séries éliminatoires (Coyotes, Kings, Sharks et Ducks). Face aux trois autres, ils ont maintenu un dossier d’à peine ,583 (28 points en 24 matchs).

Mais ils ont tout de même sorti le Colorado en six rencontres.

Imposants et expérimentés

La différence entre les Maple Leafs, les Jets et les Golden Knights, c’est que ces derniers ne semblent avoir de faiblesse à aucune position. Ils ne s’appuient pas que sur la production de quelques joueurs comme les Leafs, ils n’ont pas de carence défensive comme les Jets.

«C'est une équipe différente de celles que nous avons affrontées jusqu'à maintenant, a convenu Ducharme. Mais plus vous approchez du but ultime, plus les équipes que vous affrontez sont confiantes, se défendent bien et savent marquer des buts. Dans toutes les facettes du jeu, ça représente un défi. Rendu ici, c’est normal.»

Quelques heures après avoir appris l’identité de leurs prochains adversaires, les joueurs du Canadien ont été conviés à un entraînement hors glace et à une séance vidéo.

«Physiquement, ils sont imposants, ils ont de bons bâtons. Ils peuvent fermer la zone assez rapidement, a analysé l’entraîneur-chef du Canadien. Ils utilisent également leur physique pour contenir leurs adversaires dans les coins. Mais je crois qu’on est assez dynamique pour créer de l’attaque.»

Sans compter que les Golden Knights forment une équipe expérimentée. Le noyau de cette équipe faisait partie du groupe qui a atteint la finale de la coupe Stanley en 2018. Quant à celui qui s’est incliné en cinq matchs lors de finale de l’Association de l’Ouest contre les Stars de Dallas, l’an passé, il est pratiquement demeuré intact.

Perry les a déjà battus

Mais ils sont battables. Corey Perry en a fait l’expérience, l’an dernier, dans l’uniforme des Stars.

«Nous avions travaillé fort et bien joué défensivement. Dobby (Anton Khudobin) avait été spectaculaire. Il avait su faire les arrêts, s’est souvenu l’attaquant de 36 ans. Ils prennent des tirs et génèrent des occasions de marquer. Il faudra s’assurer d’éliminer les occasions les plus dangereuses.»

Bref, rien ne s’annonce facile.

«Il faudra être prêts, mais on peut le faire. Dans ce vestiaire, on a ce qu’il faut pour les frustrer et jouer du bon côté de la rondelle», a estimé le vétéran.

À ce propos, le trio de Perry pourrait être d’une importance capitale. Contre les Jets, le carrousel que les trois joueurs ont déployé profondément en territoire adverse a grandement limité le temps de possession de l’adversaire en plus de provoquer de bonnes chances de marquer.

«Si on le fait encore, ça va nous aider.»