Crédit : Photo d'archives Martin Chevalier

Club de foot Montréal

Laurent Ciman s’épanouit pleinement

Publié | Mis à jour

Laurent Ciman a peut-être pris sa retraite comme joueur, mais le naturel n’est jamais bien loin pour celui qui est devenu entraîneur adjoint chez le CF Montréal cet hiver.

«Même aux entraînements j’avais envie de participer et de monter sur le terrain», admet-il lors d’une récente entrevue.

«Et pendant les matchs, j’ai toujours envie de gagner et c’est un stress que je dois gérer. Je dois parler aux joueurs et leur donner la bonne information au bon moment.»

Cela dit, il est fort satisfait d’avoir accroché ses crampons pour diffuser son savoir.

«Ça se passe très bien, j’apprends toujours plus tous les jours. J’ai un bon environnement, j’aime apprendre et donner aux autres, je m’épanouis énormément.»

À l’aise

Il faut dire que Ciman n’est pas arrivé en territoire complètement inconnu puisqu’il a porté les couleurs de la formation montréalaise de 2015 à 2017. C’est là qu’il a connu l’entraîneur-chef Wilfried Nancy, qui était alors adjoint de Mauro Biello.

«Je suis assez content que ça se soit passé comme ça parce que ç’a facilité mon intégration. J’ai toujours eu une bonne relation avec Wil comme joueur et ça ne change pas. Il connaît mon caractère et la philosophie de jeu.»

On a souvent tendance à penser que les adjoints sont les tampons entre l’entraîneur-chef et les joueurs et c’est une impression que confirme Ciman.

«En tant que "coach" adjoint, le message doit être passé de façon plus douce, s’il y a des erreurs et qu’on veut faire des ajustements, ça ne sert à rien de gueuler. Il faut qu’ils comprennent vite.»

Expérience

À 35 ans, Ciman aurait sans doute pu jouer encore deux ou trois saisons. Il possède un bagage d’expérience impressionnant qui comprend onze saisons en première division belge ainsi qu’une participation aux Jeux olympiques et à la Coupe d’Europe.

«J’essaie d’apporter mon expérience et mon vécu en tant que joueur et défenseur avec certains joueurs. J’ai eu la chance d’avoir eu une belle carrière», reconnaît-il.

Il doit surtout apprendre à doser ses interventions, car tous les joueurs ne réagissent pas de la même façon.

«Il faut savoir passer son discours d’une manière à ce que le joueur ne le prenne pas pour une agression. Chaque joueur est différent et avec certains je peux leur rentrer dedans et avec d’autres, je dois y aller plus en douceur et avec tact.

«La relation que j’ai avec certains jeunes joueurs, ils vont bien le prendre, je ne suis pas là pour leur casser la tête et les emmerder.»

Toujours le même

Laurent Ciman n’est peut-être plus joueur, mais sa personnalité demeure profondément la même.

De son passage à Montréal comme joueur, on a retenu qu’il était intense et parfois impulsif, et c’est ce qu’il doit apprendre à gérer.

«Je pense que la façon de regarder les matchs ne peut pas changer, je suis toujours pareil.»

«Il y a des choses que je peux faire et ne pas faire. Je dois être capable de me contenir et laisser Wil faire son travail.»

Pas de frustration

Le premier choix de Laurent Ciman était de revenir comme joueur, mais le principal pour lui était d’abord de rentrer à la maison, car la famille a toujours conservé sa résidence de Candiac et est désormais résidente canadienne.

«Il n’y a aucune frustration, mon choix était réfléchi et mûrement pensé. Je suis assez content du choix que j’ai fait.

«Ma seule tristesse est que je suis loin de ma famille. J’ai juste envie de rentrer pour jouer devant nos partisans et de profiter de nos installations.»

À ce titre, Ciman passe du temps quotidiennement devant son ordinateur afin de communiquer avec sa famille.

«On avait fait ce choix-là pour être ensemble d’abord et avant tout, ce n’est pas facile pour ma femme, on espère que ça va aller vers le mieux.»