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Henderson voit grand

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À seulement 23 ans, Brooke M. Henderson participe déjà à un neuvième Omnium des États-Unis. Gagnante de la médaille remise à la meilleure amatrice à l’édition de 2014, la Canadienne lorgne le gros trophée emblématique depuis ce temps.

C’est toutefois plus difficile au grand championnat américain depuis quelques années. Forte de trois tops 15 à ses huit présences en carrière, ses trois dernières sont toutefois à oublier.

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Dès jeudi sur le difficile parcours de l’Olympic Club à San Francisco, la meilleure golfeuse canadienne souhaite renverser la vapeur à l’Omnium américain en s’inspirant de ses récents départs. Entre autres de sa victoire à Los Angeles il y a six semaines, suivie immédiatement par un top 10 au Championnat Pure Silk.

«Ce parcours est définitivement monstrueux pour nous. Ce sera tout un défi. Il faut impérativement placer la balle dans les allées et espérer atteindre les verts en coups prescrits. C’est un parcours destiné aux golfeuses se démarquant par la qualité de leurs coups. Il faut être patiente et résiliente, surtout quand on est dans le trouble», a expliqué celle qui occupe le cinquième rang mondial.

«L’herbe longue est très épaisse, a-t-elle ajouté. Comme Inbee Park l’a mentionné, si l’on frappe la balle dans l’herbe longue, c’est quasi un boguey automatique. Toucher les allées cette semaine est définitivement un important avantage.»

Chasse différente

L’Olympic Club reçoit le championnat national des dames pour la première fois de l’histoire. Mais à cinq reprises, il a accueilli les hommes. Seules les éditions de 1966 et 1987 ont couronné un champion ayant joué sous la normale. Lors de la dernière édition du US Open, le vainqueur Webb Simpson avait affiché un dossier final de +1.

«Ces résultats ouvrent les yeux. Nous ne sommes pas vraiment habituées à cela. Il faut donc approcher ce tournoi différemment», a exprimé celle qui n’a brisé la normale à l’Omnium américain qu’à deux occasions en vertu de ses fiches cumulatives.

«Normalement, j’essaie de chasser les oiselets, mais très honnêtement, je chasserai les normales cette semaine», a-t-elle indiqué, confiante de son jeu.

Sur le circuit de la LPGA, Henderson vient au quatrième rang quant au nombre d’oiselets inscrit cette saison. Elle en compte 132 à ses 32 rondes, soit 18 de moins que la meneuse Nelly Korda. En moyenne, elle en inscrit 4,125 par ronde, ce qui la place 11e.

Appliquant habituellement un style de jeu agressif, elle ne changera pas son plan de match sur le Lake Course de l’Olympic Club même s’il exige la patience. La Canadienne usera de stratégie afin d’éviter les pièges.

«Il faut être futée. Je n’utiliserai pas mon bois de départ sur tous les tertres, a-t-elle laissé savoir. C’est plus important de frapper dans l’allée que de frapper loin même si je fais face à des coups d’approche plus longs. Ce sera difficile, mais excitant.»

Évènement significatif

L’Omnium américain restera toujours gravé dans la mémoire d’Henderson qui y a participé pour la première fois en 2013 alors qu’elle n’était âgée que de 15 ans.

Elle avait alors résisté au couperet, une première chez les pros. En troisième ronde, elle avait enregistré un score de 83 (+11) en prenant finalement le 59e rang à +19.

«Ce tournoi gardera toujours une place spéciale dans mon cœur. L’année suivante, en 2014, j’avais gagné la médaille de la meilleure amatrice que j’avais reçue sur le 18e vert alors que Michelle Wie levait le trophée. C’était un moment incroyable.»

«C’est là que j’ai su que je voulais moi aussi lever ce trophée un jour.»

Depuis, Henderson a signé 10 victoires sur le circuit de la PGA, dont sa consécration majeure au Championnat féminin de la PGA d’Amérique en 2016. Elle a ensuite menacé bon nombre de titres majeurs sans pouvoir y mettre le grappin.

Golf Canada a annoncé, mercredi, l’annulation de l’Omnium canadien féminin qui était prévu du 26 au 29 août au club de golf Shaughnessy, à Vancouver, en raison des difficultés logistiques et des restrictions reliées à la pandémie.