Canadiens de Montréal

«Marquer ce but devant nos partisans, c’est tout simplement incroyable»

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Jesperi Kotkaniemi a semé l'hystérie au Centre Bell en marquant le but vainqueur en prolongation, et qui, envoi le Bleu-Blanc-Rouge à un septième et ultime duel face aux Maple Leafs. Disons que les 2500 partisans en ont eu pour leur argent!

Le jeune Finlandais était tout sourire lors de son entretien avec Renaud Lavoie, quelques minutes seulement après avoir marqué son troisième filet de la série.  

«Dès la période d’échauffement, de voir les gens dans les estrades, c'était spécial. Ils nous ont manqué durant la saison et ce soir, on a ressenti leur énergie sur la patinoire», a-t-il admis.   

Questionné à savoir comment il se sentait à la suite de ce qui pourrait être le but le plus important de sa carrière, «KK» y est allé d'une réponse courte, mais son expression faciale vallait mille mots.

«Marquer devant nos partisans est incroyable!»

Les 15 frimés

Kotkaniemi porte le numéro 15 et il a marqué le but gagnant en prolongation à 15 min 15 s à son 15e match en carrière en séries. Un coup du destin.

Pour poursuivre dans la numérologie, on notera que Kotkaniemi a touché la cible sur le 15e tir de la prolongation, 13 tirs pour les Maple Leafs et deux seulement pour le Canadien. Et sans vouloir vous étourdir, on remarquera aussi qu’il y a eu 15 mises en jeu lors de cette période décisive. 

En conférence de presse après cette victoire de 3 à 2 en prolongation, une victoire qui maintient le CH en vie et force la présentation d’un septième match, Dominique Ducharme n’a pas parlé des chiffres 15 qui s’affolaient. Ducharme a plutôt tenu le discours d’un entraîneur heureux de voir un jeune centre se replacer sur le droit chemin après des semaines difficiles en fin de saison. 

«On est content pour lui. J’aime bien la façon dont il joue depuis le match numéro deux, a dit Ducharme. Je sentais qu’il avait besoin d’une semaine d’entraînement, de prendre un pas de recul. Heureux de voir qu’il est récompensé. Il a compris, il voyait ce qui se passait. Il a travaillé, il a placé les efforts. C’est bien de voir qui travaille obtenir des récompenses.» 

«C’est le plus gros but de l’année jusqu’à présent, a renchéri le capitaine Shea Weber. KK s’est levé quand on a eu besoin de lui, et on aura besoin d’autres gars à Toronto.» 

Laissé de côté pour le premier match de cette série, le Finlandais de vingt ans a maintenant marqué trois buts en cinq rencontres face aux Leafs. 

«Ça fait du bien quand tu marques, a affirmé Kotkaniemi qui portait un superbe chapeau après la rencontre. La confiance grimpe, surtout après un but comme celui de ce soir. J’espère poursuivre sur cet élan.» 

Merci à Price 

En visioconférence, Kotkaniemi a rendu hommage aux autres acteurs principaux de ce triomphe, le gardien Carey Price et les quatre premiers défenseurs de l’équipe, Shea Weber, Ben Chiarot, Jeff Petry et Joel Edmundson. 

«Sans Price, on ne serait pas encore en vie dans cette série, a-t-il précisé. Il m’a sauvé les fesses plus d’une fois ce soir. Je le remercie. Il transporte l’équipe en faisant de gros arrêts tous les matchs. Quant à nos défenseurs, ce sont des guerriers. Ils font le boulot difficile. Weber a joué 37 minutes, c’est beaucoup. Je ne suis pas certain que je pourrais faire ça.» 

Dans une rencontre où le CH jouait sa survie, Ducharme a misé principalement sur quatre défenseurs. Erik Gustafsson et Brett Kulak n’ont pas touché la surface glacée pour les neuf dernières minutes en troisième période et toute la prolongation. 

Ducharme n’a pas eu peur de presser le citron avec son top quatre, utilisant Weber, Chiarot et Petry pour plus de 34 minutes chacun et Edmundson pour un peu plus de 28 minutes. 

«C’est certain [qu’on étirait l’élastique], a répondu Ducharme. Mais surtout en prolongation, il y avait de longs changements. De l’autre côté, les Leafs revenaient souvent avec Matthews et Marner. On a eu de la difficulté parfois à gagner la ligne rouge pour laisser nos défenseurs changer. Ça fait partie du jeu. Quand on se retrouve dans une situation sans lendemain, on choisit d’utiliser nos quatre premiers défenseurs au maximum.»