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CF Montréal: Toye vole la victoire

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Après avoir vu des points s’envoler en fin de match contre Atlanta et Cincinnati, le CF Montréal a fait le coup au Fire de Chicago en se sauvant du Soldier Field avec une victoire de 1 à 0, samedi après-midi.

Et pourtant, le club montréalais est venu bien près de revivre le même film d’horreur quand Wyatt Omsberg a marqué à quelques secondes du sifflet final.

On a toutefois consulté l’assistance vidéo qui a confirmé un hors-jeu, une séquence que Wilfried Nancy n’a pas vue initialement.

«J’étais tellement agacé de comment on avait concédé le but que j’étais déconnecté.»

C’est Mason Toye, à son premier match en un mois, qui a dénoué l’impasse avec une tête précise à la 87e minute. Notons que Toye a marqué dans chacune des trois rencontres qu’il a disputées cette saison.

Heureusement, Clément Diop a répondu présent et a disputé un excellent match, étant particulièrement décisif en seconde demie notamment devant Fabian Herbers, ce qui lui a permis d’obtenir son second jeu blanc de la saison grâce à six arrêts.

Pas de rythme

«Je n’irais pas jusqu’à dire qu’on a volé le match», a d’abord précisé Wilfried Nancy.

«Aujourd’hui, on n’a pas été bons dans le jeu, mais on gagne et on prend les trois points. Je suis content de la résilience des gars malgré une performance très moyenne collectivement.»

Le CFM n’a effectivement jamais été en mesure de trouver son rythme dans cette rencontre. C’est devenu encore plus flagrant en seconde demie quand Chicago s’est mis à obtenir des coups de pied de coin et des coups francs à répétition.

Wilfried Nancy aura maintenant du temps pour retourner à la table à dessin puisqu’il y a quelques bonnes corrections à apporter pour la suite des choses.

Manque de qualité

Avec l’absence de plusieurs titulaires dans les deux camps, il y avait clairement un manque de qualité sur le terrain, ce qui a affecté le niveau technique.

Un match pauvre techniquement et truffé de déchets techniques, d’un côté comme de l’autre, ça fait une rencontre pénible à regarder.

Parmi ces absents, il y avait Romell Quioto, blessé à la hanche, et Erik Hurtado (cuisse). Le premier aurait au moins injecté un peu de mordant en attaque pour le CF Montréal.

Parce qu’à son premier départ, Sunusi Ibrahim a travaillé fort, mais il a surtout eu l’air d’un jeune joueur qui veut tout faire pour impressionner son entraîneur et qui finit par précipiter tous ses gestes.

Nécessaire pour la confiance

L’emporter dans les dernières minutes d’un match que l’équipe aurait très bien pu perdre devrait faire du bien à la confiance du CF Montréal.

«C’est vraiment important pour la confiance parce que les performances jouent sur le mental», a souligné Rudy Camacho.

Celui-ci a offert une autre grosse performance et s’affiche comme le joueur le plus constant de l’équipe depuis le début de la saison. Il soutient qu’une telle victoire va permettre à tout le monde d’être en pause avec l’esprit tranquille.

«Si on perd ce match, les joueurs peuvent ne pas être aussi forts les uns que les autres, alors tout le monde va pouvoir revenir avec le même état d’esprit et la même confiance.»

Pause

Le CF Montréal va maintenant profiter d’une pause de près d’un mois puisqu’il ne disputera son prochain match que le 23 juin.

Entre-temps, l’équipe se scindera en trois groupes. Il y a les joueurs qui partiront en sélection nationale, les joueurs et le personnel technique qui rentreront à Montréal et quelques joueurs qui vont rester dans la région de Fort Lauderdale pour quelques jours de congé avant de reprendre l’entraînement.

«C’est énorme de l’emporter avant cette pause parce qu’on n’avait pas gagné depuis un moment», a soutenu l’unique buteur de la rencontre, Mason Toye.

«C’est ce que les bonnes équipes font, a-t-il poursuivi. Tu ne joueras pas toujours de beaux matchs, mais les bonnes équipes trouvent des façons de l’emporter et c’est ce que nous avons fait.»

Et cette pause internationale fera du bien à tout le monde, notamment à Rudy Camacho qui est rentré à Montréal samedi après la rencontre.

«Ç’a été long deux mois sans les enfants, c’est un grand soulagement même si ça va être court. Je vais essayer de les faire venir en Floride, parce que deux mois sans les enfants, c’est compliqué.»

Une surprise

Comme on parlait à Wilfried Nancy pour la première fois depuis que le directeur sportif Olivier Renard a confirmé vendredi qu’il exerçait son option sur le contrat de l’entraîneur-chef pour la saison 2022, celui-ci a livré ses états d’âme.

«Olivier a toujours été clair au niveau du fait que si on faisait les séries, mon contrat serait renouvelé.

«Au niveau du jeu, s’il y avait progression, c’était aussi le cas. Mais tout le crédit va à lui parce qu’il a agi. J’ai été un peu surpris parce que je m’attendais à ce que ça arrive plus tard.»

Et ce vote de confiance semble toucher Nancy profondément.

«Olivier croit en moi et je suis un peu sans mot.»