Balados

Une sensation de déjà-vu pour Patrick Lalime

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Carey Price est laissé à lui seul devant la cage du Canadien de Montréal, puisque ses coéquipiers n’ont inscrit que quatre buts en autant de rencontres face aux Maple Leafs de Toronto en séries éliminatoires. Une situation que Patrick Lalime a déjà vécue.

Le gardien du Canadien montre une moyenne de buts alloués de 2,58 et un taux d’efficacité de ,920 dans cette série. Ces statistiques ne rendent que très peu justice aux nombreux arrêts importants qu’il a effectués pendant que ses coéquipiers cherchaient désespérément des moyens de marquer.

Lalime est d’ailleurs impressionné par le sang-froid de Price qui demeure calme et derrière ses coéquipiers malgré le peu de marge de manœuvre. Il a lui-même subi 20 défaites en carrière en phase d’après-saison et 11 d’entre elles ont été des revers par blanchissage.

«Comme athlète, ta responsabilité est de te présenter tous les soirs, a dit Lalime lors du dernier épisode du balado "Sur la passerelle", mercredi. Et là, le Canadien ne marque pas. Dans ta tête, tu te dis toujours: "les joueurs veulent remédier à ce problème et veulent marquer". On n’est pas capable de le faire. Tu dois respecter l’effort et les intentions de tes coéquipiers.»

«Mais c’est sûr que profondément en lui, pendant le match, ça vient le chercher. Moi, je me souviens en séries avec les Sénateurs, on avait de la difficulté à marquer des buts. Le danger, c’est de se laisser aller dans ses pensées et ça crée de la frustration. Ce n'est pas une situation très plaisante.»

Pas prêts

Pour expliquer les déboires du Canadien, Lalime y est allé d’une analyse personnelle: l'équipe tire dans toutes les directions et elle est incapable d‘œuvrer collectivement pour atteindre un but commun.

«Je ne pense pas que c’est une équipe qui se tient présentement et qui est prête à tout pour aller à la guerre, même si c’est peut-être juste ma perception, a lancé Lalime. J’ai l’impression que le Canadien n’est pas nécessairement où il voudrait être dans la façon d’exécuter.»

«Ça revient toujours au collectif. Que ce soit à l’attaque ou en défensive, le Canadien n’a pas de super-vedette et doit se débrouiller en unité de cinq.»

Malgré tout, le collègue du descripteur Félix Séguin croit que le Canadien a les outils pour poursuivre sa route plus longtemps, même si l’optimisme est moins présent que la semaine dernière.

«Le Canadien est au pied du mur. On attendait une réponse au dernier match et ça n’a pas été le cas. Là, tu es dans une situation où il n’y a pas de lendemain. Est-ce que le Canadien est capable de gagner? Oui. Mais si on se fie aux derniers matchs, il y a plus de doutes qu’au début de la série.»