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Séries de la LNH

Les Penguins sauront-ils dompter leur bête noire?

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Encore une fois, les Penguins de Pittsburgh peinent devant les Islanders de New York en séries et une défaite dans la sixième rencontre de l’affrontement de premier tour opposant les deux clubs, mercredi, leur vaudra une autre fin d’année en queue de poisson.

Le but décisif de Josh Bailey inscrit tôt en deuxième prolongation, lundi, a placé les «Pens» dans les câbles. Avec un gain de 3 à 2, la formation new-yorkaise est à un seul gain d’accéder à la deuxième ronde et de remporter une cinquième série en six occasions à vie face à Pittsburgh. Dans l’ouest de la Pennsylvanie, certains partisans se rappellent encore de l’humiliante sortie de leurs favoris au printemps 2019, lorsque les «Insulaires» les avaient balayés en quatre parties. D’autres évoquent l’année 1993, quand Mario Lemieux et ses coéquipiers visaient une troisième coupe Stanley consécutive. Leurs adversaires de Long Island avaient ruiné leurs plans en finale de la section Patrick, ouvrant la porte au Canadien de Montréal.

Aussi, la présente confrontation a une odeur de déjà-vu chez les Penguins, qui doivent composer avec des rivaux bien organisés sous le joug de l’entraîneur-chef Barry Trotz. Ce dernier trouve les bonnes stratégies pour frustrer les meilleurs éléments offensifs de l’ennemi. Sidney Crosby peut en témoigner, lui qui a inscrit une mention d’aide lundi pour freiner une disette de trois matchs sans le moindre point. Reste que tous devront mettre la main à la pâte pour combler le retard.

«Je pense que nous allons travailler ensemble, a affirmé l’attaquant Bryan Rust en vidéoconférence. Nous allons relever la tête et essayer de gagner. Évidemment, c’est une course pour se rendre à quatre victoires. On a déjà eu le dos au mur, on sait ce que ça prend pour l’emporter.»

«Ce n’est pas le résultat qu’on voulait, mais je crois qu’on a passé un message, a ajouté le défenseur Kristopher Letang. C’est ainsi que nous devrons jouer dans leur aréna [mercredi]. J’ai confiance que si nous performons de la même façon, nous obtiendrons la victoire.»

Une recette collective

Dans le camp adverse, les joueurs de Trotz savent comment s’y prendre pour limiter les dégâts causés par les hockeyeurs de talent. L’an passé, les Islanders avaient atteint la finale de l’Association de l’Est, écartant au passage les Capitals de Washington d’Alexander Ovechkin en première ronde. Face à Crosby, la contribution de chacun fait foi de tout.

«C’est fait grâce à un comité. Il est important qu’on soit tous sur la même longueur d’onde, qu’on travaille ensemble pour réduire leur nombre d’occasions de marquer», a affirmé Bailey au quotidien «Newsday».

«Parfois, le tout se décide à partir de la situation; la rotation des trios, la durée des séquences sur la glace et autres. Ai-je aussi le dernier changement? Par contre, je tente de miser sur la même approche lorsqu’il est question des bons joueurs. Quand vous les affrontez, vous devez les respecter et il faut être du bon côté. Vous devez les forcer à effectuer de bons jeux à vos dépens. Nous devons être fiers de nous retrouver contre eux et nous avons quatre trios l’étant», a indiqué Trotz.