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Séries de la LNH

«J’ai hâte de vivre l’expérience complète»

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À l’âge de 29 ans, Jack Campbell verra de l’action en séries éliminatoires pour la toute première fois de sa carrière. On pourrait penser que Sheldon Keefe est tombé sur la tête, sachant que Frederik Andersen est de retour et en santé. Peut-être pas.

«Jack a joué extrêmement bien. Il mérite amplement cette occasion d’amorcer le premier match», a-t-il expliqué, il y a quelques jours. 

Effectivement, les statistiques de ses deux gardiens lui donnent raison sur ce point. Appelé à relever Andersen, blessé au bas du corps, l’Américain a enregistré 17 victoires en 22 départs. Il a maintenu une moyenne de buts accordés de 2,15 et un taux d’efficacité de ,921. En cours de route, il a battu un record de la LNH en remportant ses 11 premiers matchs de la saison.

En contrepartie, Andersen a vu de l’action pendant 24 matchs. Il a affiché une moyenne de buts accordés de 2,96 avec un taux d’efficacité de ,895.

«Jack a été phénoménal. Il est la raison pour laquelle nous détenons l’avantage de la patinoire. On a pleinement confiance en lui. Tout au long de la saison, il a été placé dans des situations corsées, mais rien ne l’a dérangé», a soutenu Jason Spezza.

«Le meilleur moment de l’année» 

Tant mieux, car soutenir la pression des séries éliminatoires n’est pas donné à tous. D’ailleurs, Andersen n’a jamais réellement répondu aux attentes en ce sens. Plusieurs lui ont fait porter le blâme pour les éliminations rapides des Leafs au cours des dernières années.

Pour l’instant, Campbell ne se soucie guère de cette pression. Il se contente de savourer le moment.

«Je suis très reconnaissant d’obtenir cette chance. Ça me touche beaucoup. Il y a beaucoup de travail derrière ça, a indiqué Campbell. Et l’équipe au complet a bien joué toute la saison. Une large part du succès que j’ai connu vient de mes coéquipiers.»

«Les séries éliminatoires, c’est le meilleur moment de l’année. J’ai déjà été sur le banc pour les séries, j’ai donc ressenti en partie ce que ça signifie. J’ai hâte de vivre l’expérience complète», a-t-il ajouté.

En fait, l’expérience ne sera pas totalement complète puisqu’il n’y aura pas de spectateurs (ou très peu dans le cas du Centre Bell si la série s’étire au moins jusqu’à la sixième rencontre).

On lui souhaite tout de même qu’elle soit plus longue que ses deux premières présences. En 2018, les Kings avaient été éliminés en quatre matchs, dès le départ, contre les Golden Knights. L’an dernier, les Leafs se sont inclinés en quatre rencontres (3 de 5) lors de la ronde de qualification.

Des exemples récents 

Le choix de premier tour des Stars (11e au total) en 2010 n’aura pas besoin de regarder bien loin dans les archives de la LNH pour trouver des gardiens qui ont connu du succès dans le tournoi printanier à un âge avancé sans en avoir vécu l’expérience auparavant.

L’an dernier, dans les bulles d’Edmonton et de Toronto, Anton Khudobin, âgé de 34 ans, avait amené les Stars à deux victoires de la coupe Stanley sans jamais avoir amorcé un match de séries auparavant (il était venu en relève à deux reprises).

En 2019, Jordan Binnington a participé activement à la résurrection des Blues et à leur conquête de la coupe Stanley. À l’aube de ses 26 ans, il n’avait jamais disputé un match de séries éliminatoires dans la LNH.