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Canadiens de Montréal

Le Rocket de Laval n’a pas perdu son temps

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En cette ère de pandémie de COVID-19, la saison du Rocket de Laval aura été tout sauf ordinaire, mais parole de l’entraîneur-chef Joël Bouchard, «on est arrivés à ne pas perdre notre temps».

Le Rocket a notamment utilisé plus de 40 joueurs cette saison, en comptant le gardien Carey Price et l’attaquant Brendan Gallagher, qui ont joué exceptionnellement lundi soir lors du dernier match de la saison.

«Même à travers l’adversité, on gagnait et on avait de bonnes performances», a affirmé Bouchard, rappelant que des chimies différentes, entre jeunes et moins jeunes, devaient continuellement être créées sur la patinoire.

Ayant affiché un dossier de 23-9-4, le Rocket a remporté le championnat de la section canadienne alors que les séries éliminatoires ont été tout simplement annulées. Le club a également présenté la deuxième meilleure fiche dans la Ligue américaine, derrière les Bears de Hershey (24-7-2).

«Ç’a été une année incroyable, on avait vraiment une bonne gang de gars, a pour sa part témoigné le vétéran québécois Yannick Veilleux. C’est décevant de ne pas avoir eu de séries éliminatoires avec le succès qu’on a eu, mais je ne me plains pas. On a été chanceux de jouer au hockey. Avec l’équipe qu’on avait, ç’aurait quand même été incroyable de jouer à la Place Bell en séries.»

Comme un peu tout le monde, Veilleux ne peut qu’espérer que tout rentrera dans l’ordre d’ici la saison prochaine.

Mysak se considère chanceux

Si plusieurs joueurs du Rocket ont inévitablement vécu un développement différent qu’anticipé, nul ne semble avoir autant apprécié les circonstances que le Tchèque Jan Mysak.

Choix de deuxième ronde du Canadien au plus récent repêchage, 48e au total, Mysak s’est ainsi retrouvé dans un environnement professionnel plutôt que de passer la saison avec les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario.

«Je suis chanceux d’avoir été ici, c’était une opportunité fantastique, a indiqué l’attaquant de 18 ans, qui a marqué deux buts en 22 matchs avec le Rocket. C’était un autre niveau pour moi. J’ai appris des détails dont je n’avais jamais entendu au hockey. C’était difficile, mais j’ai appris beaucoup de nouvelles choses.»

L’apprentissage s’est d’ailleurs aussi fait à l’extérieur de la patinoire pour Mysak, ayant dû demander des conseils d’urgence à sa mère pour mieux cuisiner et faire la lessive. Pour la saison prochaine, le Tchèque devrait retourner à Hamilton et assure qu’il évitera le piège de croire que tout sera facile pour lui au niveau junior.

«Nous sommes champions de division», s’est finalement exclamé le jeune homme, avec le sourire, notant qu’il faisait plutôt partie des équipes en bas de classement, durant sa jeunesse, en République tchèque.

Il va sans dire que joueurs et entraîneurs auraient sans doute préféré se battre pour la coupe Calder.

- Questionné sur son propre avenir pendant ce bilan de fin de saison, l’entraîneur-chef Joël Bouchard, qui conclut son contrat cette année, a préféré dire que l’important était présentement de se concentrer sur les séries éliminatoires du Canadien de Montréal.