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Canadiens de Montréal

Retour discret de Price et Gallagher

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Il avait son masque du Canadien, mais il portait le numéro 30 et il avait un gros R comme logo au centre de sa poitrine. Le R symbolisait le Rocket de Laval.

À l’aube d’une série contre les Maple Leafs de Toronto, Carey Price a fait un retour dans le passé en jouant un match dans la Ligue américaine. Il était accompagné par Brendan Gallagher qui lui endossait le numéro 17 pour l’occasion.

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Malgré les présences de Price et de Gallagher, le club-école du Canadien a perdu son dernier match de la saison en s’inclinant 2 à 0 contre les Marlies de Toronto, lundi, au Centre Bell.

Cette rencontre ne passera pas à l’histoire, mais elle aura servi de générale avant le détail pour deux pièces importantes du casse-tête du Tricolore. Pour le Rocket, c’était la fin d’une très belle saison où l’équipe a terminé au sommet de la division canadienne avec un dossier de 23-9-4 en 36 rencontres.

Absent depuis le 19 avril en raison des symptômes d’une commotion cérébrale, Price a chassé la rouille pendant 40 minutes contre les Marlies.

En première période, Price a accordé deux buts sur les quatre premiers tirs des Marlies. Bobby McMann l’a déjoué d’un tir parfait en supériorité numérique et Stefan Noesen, qui a joué 205 matchs dans la LNH, l’a surpris d’un tir du revers dans l’enclave.

Après ce lent départ, le gardien originaire d’Anahim Lake a retrouvé son aplomb en stoppant les 11 tirs suivants des visiteurs.

«C’était un bon test pour nous deux. J’ai parlé avec Pricey avant le match. Plus tu joues, plus tu peux mieux te sentir. Tu ne peux pas recréer le rythme d’un match lors des entraînements», a expliqué Gallagher.

Price en était à un premier départ dans la Ligue américaine depuis le 2 février 2008 avec les Bulldogs de Hamilton.

À l’image de Price, Gallagher a eu l’occasion d’ajouter du millage dans ses jambes après une absence de six semaines en raison d’une fracture au pouce de la main droite. Il s’était absenté pour les 21 derniers matchs du CH.

Avec son idole

Gallagher a joué à l’aile droite avec son ancien coéquipier à Montréal, Jordan Weal, et un choix de 7e tour de l’organisation, Rafaël Harvey-Pinard. À son retour, le numéro 17 pour le temps d’un soir a gardé le même cran. En troisième période, il a obtenu une occasion de marquer et il a joué de l’épée contre le défenseur Joseph Duszak devant le filet de Michael Hutchinson. Gallagher avait l’intensité qu’on lui connaît.

«Je voulais vraiment jouer un match avant les séries, c’était impossible avec notre horaire, a expliqué Gallagher. Avec cette semaine de pause, Berg [Marc Bergevin] m’a proposé de jouer avec le Rocket. La décision m’appartenait, mais j’étais heureux de jouer.»

Pour Harvey-Pinard, qui a paraphé un contrat de deux ans avec le CH récemment, ce match avait un caractère bien particulier.

«Je sentais que les gars étaient heureux ce matin, avait dit Joël Bouchard. Harvey-Pinard se retrouvait avec son idole et son modèle en Gallagher. Il porte le numéro 11 avec le Rocket. Dans la vie, tu veux jouer avec tes idoles. J’ai joué avec Mario Lemieux à Pittsburgh pour quelques matchs. C’était mon idole.»

«Je voulais être une éponge et apprendre de lui, a raconté Harvey-Pinard. On n’a pas réussi à marquer, mais on a tourné près du filet adverse. Brendan se donnait à 200 %, même dans la Ligue américaine. C’était agréable de voir ça.»

«Après la Coupe Memorial et la Coupe du Président avec les Huskies, le jour du repêchage avec le Canadien, c’était l’une de mes plus belles soirées de hockey de jouer avec Gallagher et Price», a conclu Harvey-Pinard.

De passage avec le Rocket pour une période de conditionnement, tout comme Price, Gallagher a participé à un premier match dans la Ligue américaine depuis le 11 janvier 2013, aussi à l’époque des Bulldogs.

Kotkaniemi s’en sortira

En matinée, Bouchard a parlé d’un de ses anciens protégés avec le Rocket, Jesperi Kotkaniemi. À moins d’une surprise, Kotkaniemi et Cole Caufield ne seront pas en uniforme pour l’ouverture de la série face aux Maple Leafs.

L’an dernier, Bouchard avait redonné un sourire à Kotkaniemi lors d’un séjour de 13 matchs avec le Rocket. Quelques mois plus tard, le Finlandais avait joué du bon hockey avec le Tricolore dans la bulle à Toronto face aux Penguins et aux Flyers.

S’il a gardé ses distances pour commenter cette possibilité de voir les deux jeunes dans les gradins, Bouchard a rappelé le potentiel de Kotkaniemi.

«Il n’a pas une confiance fragile, mais il peut traverser des moments plus pénibles, a-t-il précisé. Des gars qui ont des habiletés sont assez confiants. Mais c’est quoi la confiance? C’est difficile d’y trouver la bonne recette. KK est un jeune avec du potentiel. Il est encore en développement. Le CH a une bonne équipe, il y a de la compétition à l’interne. C’est un jeune, il s’en sortira. J’adore KK, j’aime l’individu. J’ai aimé mon temps avec lui. L’organisation l’adore aussi.» 

Point de presse de Joël Bouchard:

Point de presse de Brendan Gallagher:

Point de presse de Rafaël Harvey-Pinard:

Point de presse d'Alex Belzile: