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D’un Ylonen à l’autre...

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2021-05-12T16:42:39Z

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Il a beaucoup été question de Cole Caufield récemment, mais l’attaquant Jesse Ylonen fait aussi partie des beaux espoirs de l’organisation du Canadien de Montréal.

Pour assurer son développement, celui qui a été appelé à disputer mercredi son premier match en carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH) misait, cette saison, sur un entraîneur connaissant déjà une partie de la famille Ylonen.

Dans les faits - et ce n’est rien pour rajeunir Joël Bouchard -, le petit Jesse avait à peine 1 an quand l’instructeur-chef du Rocket de Laval évoluait avec son père Juha, lors de la saison 2000-2001, à l’époque des Coyotes de Phoenix.

Jesse Ylonen est d’ailleurs né à Scottsdale, en Arizona. C’est par la suite qu’il s’est retrouvé en Finlande quand le paternel est retourné dans son pays d’origine, dès 2002.

«C’est un gars que j’adore au niveau de l’engagement, c’est un bon professionnel et il a des valeurs extraordinaires. Il a le souci des autres. Comme personne, c’est un jeune avec qui tu veux travailler», résumait Bouchard, à propos du jeune joueur au cours d’un récent point de presse.

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Même si le hockeyeur de 21 ans a un style de jeu bien différent de son père, l’ancien défenseur devenu entraîneur constate lui-même que la pomme n’est pas tombée très loin de l’arbre.

«Son père était un bon patineur lui aussi, mais c’est un joueur qui s’illustrait surtout en désavantage numérique, a qualifié Bouchard, en se rappelant son ancien coéquipier. C’était un bon joueur fiable, une bonne personne, un travaillant et un gars qui était vraiment un bon professionnel.»

Tout en notant des qualités offensives supérieures chez Jesse, l’entraîneur du Rocket imagine que l’éthique de travail de son jeune protégé est ce qui permettra à ce choix de deuxième tour au repêchage [35e au total en 2018] de jouer régulièrement un jour dans la LNH.

«C’est ce que je souhaite de jouer dans la LNH, mais tout ce que je dois faire, c’est de jouer chaque match du mieux que je peux, confiait pour sa part Jesse Ylonen, le mois dernier. Si je suis assez bon, je vais y arriver, un jour. Je ne me soucie pas trop du moment où ça va arriver, mais c’est mon rêve, évidemment.»

Ce jour est finalement arrivé rapidement...

Un joueur plus complet

Tenu à l’écart du jeu plus tôt cette saison après avoir absorbé une solide mise en échec dans un match contre le Moose du Manitoba à la fin du mois de mars, Ylonen était revenu au jeu récemment, obtenant quatre points en six matchs depuis son retour avec le Rocket. Il a notamment marqué un but et ajouté une mention d’aide, mardi, dans une victoire contre les Marlies, à Toronto.

«Je crois que je deviens un meilleur joueur dans les deux sens de la patinoire, je m’améliore défensivement. Je fais un peu mieux aussi face au jeu physique, mais il me reste encore beaucoup à améliorer sur ce point», a observé Ylonen.

«Ce n’est pas un joueur qui est extrêmement gros, a pour sa part noté Bouchard. Il n’a pas une charpente ou un physique qui est un atout premier, mais il est un bon patineur, très dynamique et il doit continuer de se défendre avec ses atouts à lui et se mettre en bonne position.»

Discrétion

Totalisant 17 points, dont neuf buts, en 26 matchs avec le Rocket, le jeune Ylonen continue de s’adapter au hockey nord-américain. Si bien qu’il pourrait un jour devancer son père Juha et ses 341 matchs disputés en saison régulière dans la LNH.

«Je sais qu’ils ont joué ensemble, mais on n’en a pas tellement parlé, mon père et moi», s’est contenté de dire le jeune joueur, à propos du passé de coéquipiers de Joël Bouchard et de Juha Ylonen.

Autre point en commun: durant son enfance, en Finlande, le papa de Jesse a aussi été son entraîneur pendant de nombreuses années.

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