Canadiens de Montréal

Jake Allen remporte le trophée Jacques-Beauchamp

Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

 Acquis des Blues de St. Louis, Jake Allen avait comme principal mandat d’offrir du repos à Carey Price pour une saison inhabituelle avec un calendrier des plus condensés.

Allen n’a pas simplement permis à Price de mieux respirer, il a terminé l’année avec plus de départs que lui. 

Dans cette optique, le gardien originaire du Nouveau-Brunswick représentait un candidat de choix pour le trophée Bill-Masteron, décerné au joueur ayant eu un rôle déterminant au sein de l’équipe durant la saison sans en retirer d’honneur particulier.

Pour un langage plus simple, on parle d’un trophée récompensant le joueur de l’ombre ou la quatrième étoile. Les journalistes attitrés à la couverture du CH ont voté pour cet honneur individuel.

«Merci d’avoir voté pour moi, a dit Allen avec le sourire. Vous m’avez bien traité pendant toute la saison. Ce titre, c’est la cerise sur le sundae. C’était une année intéressante pour moi. Je me suis rapidement senti à la maison même si je venais de vivre une transaction pour une première fois dans ma carrière. Je débarquais à Montréal en plein cœur d’une saison particulière avec la pandémie. Mais l’organisation et mes coéquipiers ont facilité ma transition.»

Au scrutin, Allen a devancé de justesse son ancien coéquipier avec les Blues de St. Louis, le défenseur Joel Edmundson.

«J’ai joué longtemps avec Eddy. Je savais ce qu’il pouvait donner à une équipe, a rappelé Allen. Dans un marché comme Montréal, on l’a reconnu à sa juste valeur. Il n’avait jamais reçu l’attention qu’il méritait. Il a joué son rôle à Montréal, d’une façon silencieuse, mais efficace. Il est un bon défenseur et il le sera encore pour les trois autres saisons de son entente.»

Une surprise 

Le CH avait fait de la position de deuxième gardien une priorité après l’élimination de l’équipe au premier tour des séries contre les Flyers de Philadelphie dans la bulle à Toronto. Marc Bergevin, Claude Julien et Stéphane Waite avaient chacun rappelé l’importance de dénicher un adjoint de qualité pour Price.

À sa première saison à Montréal, Allen n’a pas déçu. Il a terminé l’année avec un dossier de 11-12-5, une moyenne de 2,68 et un taux d’efficacité de ,907. Mais il a surtout participé à 29 rencontres, soit quatre de plus que Price.

«Au début de la saison, j’aurais ri si on m’avait dit que j’étais pour jouer plus que Carey, a répliqué le gardien de 30 ans. Mais tu ne peux jamais prédire ce qui arrivera au hockey. Price a eu des blessures malheureuses. Nous sommes une meilleure équipe avec Carey dans la formation.»

«Mon travail consistait à l’aider, lui offrir du repos et prendre la relève en cas d’une blessure. Je voulais donner une chance à l’équipe de gagner. C’était une saison éprouvante, encore plus difficile qu’un calendrier de 82 matchs.»

Avant même de bloquer un premier tir avec le CH, Allen avait déjà reçu un vote de confiance important de la part de Bergevin en recevant une prolongation de contrat de deux ans et 5,75 millions (2,875 millions par année). 

S’il n’est pas réclamé par le Kraken de Seattle au repêchage d’expansion, il restera donc à Montréal jusqu’à la fin de la saison 2022-2023. Pendant ce temps Cayden Primeau aura le temps de jouer plusieurs matchs avec le Rocket de Laval dans un rôle de numéro un.