Crédit : PHOTO D'ARCHIVES, MARTIN ALARIE

Tennis

Plus de responsabilités pour Guillaume Marx et Sylvain Bruneau

Publié | Mis à jour

La retraite de Louis Borfiga a été à l’origine d’une nouvelle structure chez Tennis Canada pour ses programmes de développement dans laquelle les entraîneurs Guillaume Marx et Sylvain Bruneau obtiendront de nouvelles responsabilités.

C’est ce que la fédération a annoncé lundi. Sous la direction de Hatem McDadi, vice-président principal du développement de l’élite, Marx deviendra ainsi chef de la performance, tandis que Bruneau sera chef du tennis féminin professionnel et de transition.

Si la structure est repensée, pas question, toutefois, de renier l’héritage de Borfiga, bien au contraire. L’objectif est de poursuivre le travail de Borfiga tout en ajoutant de la profondeur dans le bassin de joueurs d’élite. Un nouveau triomphe en Grand Chelem, après la victoire de Bianca Andreescu aux Internationaux des États-Unis en 2019, est évidemment le but ultime.

«Il y a des choses à garder au départ, a dit Marx en vidéoconférence, lundi. Je me souviens des premières paroles de Louis, lors de sa première conférence de presse à Montréal. Il disait: "ça va prendre 10 ans pour avoir des résultats et faire quelque chose de solide". On se disait que 10 ans, c’est long. Finalement, on y est, et il s’est passé quelque chose. Il a changé la culture et cette culture est à conserver. Il y a des standards qui sont maintenant élevés au Canada et je pense que la première chose à faire, c’est de maintenir cette culture de la performance.»

Ramener les jeunes

Marx supervisera le Centre national de tennis et les centres d’entraînement régionaux à travers le pays qui regroupent les meilleurs joueurs de 14 ans et moins. L’ancien instructeur de Félix Auger-Aliassime dirigera le programme de tennis masculin professionnel, y compris la Coupe Davis et le programme olympique masculin.

Il se donne notamment comme mission de donner une chance aux plus jeunes athlètes durement touchés par la pandémie de COVID-19 et ses contraintes de reprendre l’action.

«Notre pays est particulièrement touché. Il faut s’en rendre compte. Il n’y a pas de compétition au Canada depuis un an et demi. On est quasiment l’un des seuls pays dans le monde où c’est le cas. Ce sont les centres nationaux qui vont jouer un plus grand rôle pour que les jeunes puissent compétitionner et être ensemble. Il y a un travail de fond à faire pour ramener beaucoup de jeunes dans la structure et dans la voie du progrès.

Bruneau reste avec Andreescu

De son côté, Bruneau continuera de diriger le programme féminin au pays pour les professionnelles et les joueuses en transition, ainsi que le programme de la Coupe Billie Jean King et le programme olympique. Et il poursuivra son travail auprès de Bianca Andreescu.

«Aucun souci: son rôle principal demeure d’être l’entraîneur de Bianca, a confirmé Borfiga. Il est évident que son principal objectif, c’est Bianca. Il pourra, à mon avis, cumuler les deux sans trop de problèmes.»

Cette nouvelle structure inclut Jocelyn Robichaud, qui supervisera le développement des entraîneurs de l’élite, en mettant l’accent sur le recrutement d’entraîneurs féminins. Janet Petras agira comme directrice des programmes développement de l’élite et apportera ainsi son soutien à l’administration pour évaluer la structure de compétition, les politiques et les programmes.

Par ailleurs, deux nouveaux postes stratégiques seront pourvus dans les prochaines semaines: celui de chef du développement des 15 ans et moins (relève) ainsi que celui de chef de la science et de la médecine du sport.