Photo : L'attaquant des Rangers Alexis Lafrenière Crédit : Photo AFP

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«J’ai appris à jouer avec des hommes» -Alexis Lafrenière

Lafrenière heureux de sa progression

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Il y a toujours des découvertes à faire dans une immense ville comme New York. Mais en période de pandémie, les excursions restaient plus limitées pour le jeune Alexis Lafrenière.  

Lafrenière a principalement fait son apprentissage sur la glace avec les Rangers. Il a aussi compris que la vie d’un athlète professionnel pouvait apporter de nombreux rebondissements. 

En une seule saison à Manhattan, Lafrenière a été témoin de la saga d’Anthony DeAngelo, de l’histoire d’Artemi Panarin qui est retourné en Russie, de l’altercation de Tom Wilson avec Pavel Buchnevich et Panarin et des congédiements du directeur général Jeff Gorton et du président John Davidson. Tout ça dans un contexte de pandémie de la COVID-19 et l’absence pour une grande portion de la saison de partisans au Madison Square Garden. 

Même un scénariste comme Réjean Tremblay à ses glorieuses années de Lance et compte n’aurait pas écrit autant de drames en une seule saison. 

C’est un contexte pas toujours évident que Lafrenière vient de conclure sa première année dans la LNH. 

20 points en 41 matchs

Éliminés des séries, les Rangers se retrouvent déjà à l’heure des bilans. En début d’après-midi lundi, le premier de classe au repêchage de 2020 est revenu sur son année recrue. 

«C’était vraiment différent comme année, a dit l’ancien de l’Océanic de Rimouski. Mais c’était enrichissant, j’ai beaucoup appris. Je jouais avec des hommes tous les soirs. Je me sentais plus confortable en deuxième moitié.»

«J’ai appris tous les jours, j’avais la chance de jouer contre de très bons joueurs, a-t-il poursuivi. Ça m’aidera pour l’an prochain. Je crois que je serai un bien meilleur joueur l’an prochain.»

En plus des attentes reliées à un premier choix au total, Lafrenière débarquait à New York après une longue période d’inactivité. Avant d’endosser le chandail des Blueshirts pour une première fois le 14 janvier 2021, il avait joué son dernier match le 8 mars 2020 avec l’Océanic. Il avait donc patienté dix mois avant de renouer avec l’action. 

«On ne se le cachera pas, cette longue pause a eu un impact sur mon jeu, a dit Lafrenière. Mais on se retrouvait pratiquement tous dans le même bateau. Je m’étais entraîné fort, j’étais arrivé à New York plusieurs mois à l’avance. Après un lent départ, j’ai trouvé ma confiance en deuxième moitié de saison.»

À 19 ans, Lafrenière a terminé l’année avec 21 points (12 buts, 9 passes) en 56 matchs. L’ailier de 6 pi 2 po et 193 lb a insisté plus d’une fois sur le fait qu’il a gagné en rythme en deuxième moitié de saison. C’est vrai. 

À ses 41 derniers matchs, il a terminé au septième rang des marqueurs des Rangers avec 20 points (11 buts, 9 buts). Il avait seulement un but à sa fiche après les 15 premiers matchs du calendrier. 

«J’ai connu un lent départ, c’était plus difficile que je m’attendais, a expliqué l’ailier originaire de St-Eustache. Pour la prochaine saison, je voudrais améliorer mon coup de patin. J’aurai besoin d’être encore plus rapide. Ça m’aidera beaucoup. J’aurai aussi comme objectif de participer aux séries avec les Rangers.»

À court terme, Lafrenière ne représentera pas le Canada au Championnat du monde à Riga en Lettonie. Émilie Castonguay, l’agent du jeune prodige, a confié au collègue Louis Jean qu’il fera l’impasse afin de se reposer et de passer plus de temps avec sa famille qu’il n’a pas vu depuis le début du mois de novembre.