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Canadiens de Montréal

CH et médias: quand Picard en a dit un peu trop à propos de Subban

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Porter l’uniforme des Canadiens de Montréal est un privilège qui vient avec son lot de bonheurs et de contraintes, foi d’Alexandre Picard.

L’ancien défenseur de la Ligue nationale de hockey (LNH) s’est étendu sur son bref passage avec la Sainte-Flanelle en 2010-2011 avec l’animateur Jean-Philippe Bertrand lors de son passage à la baladodiffusion «La dose de plus». 

«Pour moi, c’était le rêve d’une vie de pouvoir porter l’uniforme des Canadiens», a exprimé celui qui œuvre maintenant comme analyste au réseau TVA Sports.

Picard s’était joint au Tricolore comme joueur autonome en juillet 2010, après avoir été un membre des Flyers de Philadelphie, du Lightning de Tampa Bay, des Sénateurs d’Ottawa et des Hurricanes de la Caroline.

Il a expliqué avoir accepté un contrat à deux volets avec le CH, car c’était le Tricolore. Il est d’ailleurs fier d’avoir fait sa place avec le club.

«J’ai mérité ma place et j’étais très fier de moi. Ma valeur a été prouvée quand l’organisation a échangé Ryan O’Byrne pour me faire une place», s’est-il rappelé.

Être un Québécois et jouer pour le Bleu-Blanc-Rouge apporte d’ailleurs son lot d’avantages.

«Ce que j’aimais le plus, c’était de pouvoir en faire profiter le plus de monde possible. Ma famille et mes amis venaient après les matchs pour des visites privées du vestiaire.»

Attention aux médias 

L’association de Picard avec les Canadiens n’a cependant pas été qu’une partie de plaisir. Comme l’a souligné Jean-Philippe Bertrand, l’organisation du CH avait fait peau neuve pour la saison 2010-2011. C’était aussi la première campagne d’un certain P.K. Subban.

Picard et le flamboyant défenseur formaient une paire et le Québécois s’est rappelé une situation où il avait «critiqué» son coéquipier, après que celui-ci eut causé un revirement dans un match.

«Un journaliste m’a posé des questions après le match et j’ai dit quelque chose comme : "P.K., comme Erik Karlsson, est un jeune défenseur qui doit choisir les bons moments pour appuyer l’attaque et pour faire des jeux à risque. Il va apprendre et ça va être correct".»

Cette simple réponse lui a valu une rencontre dans le bureau avec le directeur général Pierre Gauthier et l’entraîneur-chef Jacques Martin.

«Je me disais que j’allais être rétrogradé. Mais finalement, Pierre Gauthier m’a dit que l’organisation aimerait que j’arrête de dire des choses comme ça par rapport à P.K. et de m’en tenir à la base avec les journalistes.»

«Je peux vous dire que j’ai été "plate" avec les médias pour le reste de l’année, a ajouté Picard. Maintenant que je suis de l’autre côté, je me demande pourquoi freiner les joueurs de dire ce qu’ils pensent vraiment. Ce sont eux qui vivent les moments et les émotions sur la glace.»

Le séjour de Picard avec le Canadiens s’est finalement terminé après une seule saison. Il a d’ailleurs été contraint de rater toute la fin de la campagne et des séries éliminatoires en raison d’une blessure à un genou subie à l’entraînement.