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Canadiens de Montréal

Cole Caufield la fierté du Wisconsin

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«Cole a fait beaucoup pour les Badgers au cours de ses deux saisons avec nous. On est plusieurs à suivre son évolution. Ses anciens coéquipiers et ses anciens partisans, on est tous très fiers de lui.»

Entraîneur-chef de Cole Caufield et des Badgers de l’Université du Wisconsin au cours des deux dernières campagnes, Tony Granato est rivé devant son téléviseur depuis les débuts de la recrue avec le Canadien. 

Il est d’avis que ce qu’on a vu au cours de ces cinq rencontres n’est qu’un simple prolongement de ce que Caufield a accompli au cours de son parcours universitaire.

«Il est arrivé à Montréal en jouant exactement de la façon dont il avait été vendu : un attaquant capable de marquer de gros buts et une bougie d’allumage», a indiqué Granato.

«Il amène l’énergie de sa jeunesse, de la vitesse et de l’enthousiasme pour les partisans. Les gens de Montréal savaient qu’ils avaient quelque chose de spécial sous les yeux et il répond avec un excellent départ», a-t-il poursuivi.

Sans compter que ses coéquipiers semblent avoir été insufflés par une énergie nouvelle depuis son arrivée. Coïncidence ou pas, l’ambiance a complètement changé dans l’entourage de l’équipe et le Canadien vient d’aligner trois victoires.

«En tant qu’ancien joueur, je peux affirmer que chaque fois que de jeunes jambes arrivent dans un vestiaire, ça donne un deuxième souffle à une équipe. On se nourrit de l’énergie des jeunes qui arrivent. Tu vois le sourire du jeune et ça te ramène des souvenirs. C’est contagieux», a-t-il poursuivi.

Une habileté particulière 

L’Américain de 20 ans a dû patienter jusqu’à son quatrième match pour faire scintiller la lumière rouge une première fois, mais l’attente en a valu la peine. Caufield a joué les héros en marquant les deux premiers buts de sa carrière dans la LNH en prolongation.

Avec un peu plus de chance, le natif du Wisconsin aurait pu imiter Mario Lemieux et toucher la cible à sa première présence.

«Cette première présence était une indication parfaite de qui il est : il a amorcé la sortie de zone, il a pris de la vitesse et s’est rendu disponible en territoire neutre, puis il s’est pointé en zone adverse et a décoché un tir, a décrit Granato. Plusieurs diront que ce n’était pas une occasion de marquer parce que le tir venait de loin [et qu’il a raté la cible], mais si vous regardez bien, le gardien s’est déplacé d’un côté, alors que le tir arrivait de l’autre.»

«C’est l’une des qualités premières de Cole. Il a cette habileté de tirer la rondelle sans que le gardien ne sache exactement où elle s’en ira», a-t-il ajouté.

L’analyse est d’autant plus à point qu’à peu près au même moment où l’ancien joueur des Kings de Los Angeles y allait de cette dissertation auprès de l’auteur de ces lignes, Jake Allen faisait de même.

«Il n’y a pas que la vélocité qui importe, la précision également. Cole a un très bon tir et il ne les décoche pas aux mêmes endroits que les autres joueurs. À Saint-Louis [Vlamidir] Tarasenko avait la même philosophie. Il prenait beaucoup de tirs. Parfois, il visait entre les jambières, parfois sous le bras du gardien», a expliqué l’homme masqué du Canadien après l’entraînement de l’équipe, mardi.

«Sans peur et sans reproche» 

Évidemment, plusieurs avaient émis des doutes sur son gabarit. S’illustrer face à des joueurs de son âge, quand on a un talent très au-dessus de la moyenne, c’est une chose. Y parvenir dans la LNH au milieu de colosses peut en être une autre.

Manifestement, cette réalité n’a pas influencé négativement le jeu de Caufield. Que ce soit en sortie de zone ou en fond de territoire, on ne l’a pas vu paniquer avec la rondelle à la vue d’un adversaire costaud.

«Il est sans peur et sans reproche. Il savait ce qui l’attendait. Il a travaillé pour ça toute sa vie. Dès le moment où il a enfilé le chandail, au repêchage, son objectif était de jouer pour le Canadien. Il s’est assuré d’être prêt quand il y arriverait», a dit Granato.

Le trouver sur la patinoire 

Tout ne fonctionnera pas toujours comme sur des roulettes. Il y aura des hauts et des bas. L’adversaire lui portera une attention plus particulière. Néanmoins, la recrue a offert un bon aperçu de ce qu’il pourrait éventuellement accomplir.

«Je me demandais comment la transition se ferait pour lui. Comment le Canadien allait l’utiliser une fois qu’il le rappellerait. Il n’a pas tardé à démontrer comment il peut aider l’équipe», a soutenu Granato.

«Il reste maintenant à ses coéquipiers à apprendre comment jouer avec lui et vice-versa. Plus les matchs et les entraînements passeront, plus ses coéquipiers comprendront de quelle façon lui remettre la rondelle et où il se trouve sur la patinoire», a-t-il poursuivi.

En tout cas, Jeff Petry l’a vite compris.