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LNH

Un match hors du commun pour Jonathan Bernier

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Le gardien des Red Wings Jonathan Bernier a établi une nouvelle marque personnelle en effectuant 50 arrêts, samedi à Detroit, mais les Stars de Dallas ont malgré tout trouvé un moyen de l’emporter 2 à 1 en prolongation. Une situation que le Québécois trouve difficile à digérer.

Après 40 minutes de jeu, les favoris locaux menaient 1 à 0 et l’homme masqué avait déjà bloqué 41 lancers. Si les Wings se sont ressaisis en troisième période, les Stars ont eu le dernier mot.

Bernier, qui a reçu les encouragements – et probablement quelques excuses – de ses coéquipiers après la rencontre, n’a aucun souvenir d’avoir été devant la cage pour un match semblable en 13 saisons dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

«C’était un gros match, évidemment, mais c’est mon travail d’arrêter des rondelles, a commenté Bernier en vidéoconférence après le duel. C’est dur d’offrir une performance comme celle-là sans gagner.»

L’athlète originaire de Laval a également eu de bons mots de son entraîneur-chef Jeff Blashill, qui a toutefois indiqué que le nombre de tirs ne représentait pas réellement l’allure de la rencontre, sauf peut-être en deuxième période.

«J’ai pensé qu’il a été très bon. Il était dans son match. Il a gobé beaucoup de rondelles. Il a tenu son bout dans le trafic. Il a arrêté tous les tirs qu’il devait arrêter. Il a été excellent», a dit le pilote à propos de Bernier.

Fierté

Bernier n’en veut toutefois pas à ses coéquipiers, qui doivent encore disputer six parties malgré le fait qu’ils sont presque déjà mathématiquement éliminés. Cependant, il estime que l’équipe peut être bien meilleure et que la motivation et la fierté de jouer pour un club avec une riche histoire doivent demeurer bien présentes.

«Nous savons que nous sommes une meilleure équipe que ce que nous avons montré [samedi]. Nous savons que ces matchs sont importants pour les équipes [qui luttent pour une place en séries éliminatoires], mais elles le sont pour nous aussi. Nous jouons pour les Red Wings, pour une grande organisation, et il faut avoir de la fierté.»