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Crédit : AFP

LNH

Marc-André Fleury s'estime choyé

Publié | Mis à jour

À 36 ans, Marc-André Fleury se rapproche tranquillement de la fin de sa brillante carrière et pourtant, il a la difficulté à réaliser tout ce qu’il a accompli jusqu’à maintenant.

Récemment, il s’est emparé du quatrième échelon de l’histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH) pour les victoires chez les gardiens. Fleury a d’ailleurs reçu les félicitations de l’animateur Louis Jean, dimanche, dans le cadre de son passage dans le Club des 10 de la Fondation du CHUM.

«C’est parfois difficile de croire ou de réaliser que je suis rendu là dans ma carrière. Ça veut dire que je suis rendu vieux», a mentionné le natif de Sorel-Tracy.

Fidèle à ses habitudes, Fleury a voulu partager le crédit pour cet accomplissement.

«J’ai été très chanceux de jouer avec de bonnes équipes à Pittsburgh et à Vegas. Les victoires, c’est une statistique d’équipe. Je suis chanceux d’être resté en santé et d’avoir joué avec d’aussi bons coéquipiers.»

Du respect pour ses prédécesseurs

Au classement des victoires, Fleury (487) complète un quatuor de tête avec trois autres Québécois, Roberto Luongo (489), Patrick Roy (551) et Martin Brodeur (691). Le porte-couleurs des Golden Knights a profité de l’occasion pour envoyer des fleurs à ceux qui le devancent.

«Roberto est un peu plus jeune que les deux autres. J’ai donc eu la chance de le voir jouer junior et j’ai joué contre lui à plusieurs reprises. J’ai toujours été l’un de ses admirateurs. [...] En ce qui concerne Brodeur et Roy, ce sont les gars que je regardais quand j’étais jeune.»

«J’essayais de jouer comme eux. Roy a popularisé le style papillon avec Montréal et il s’agit de l’époque où j’ai commencé à garder les buts. C’est un peu ce qui m’a façonné. J’ai toujours adoré l’intensité de Patrick.»

«Pour Martin, nous étions capables de voir son sourire sous son masque pendant les matchs. Il était imprévisible. Parfois, il harponnait la rondelle ou il réalisait un arrêt avec les deux jambes dans les airs.»

«Ces gars-là ont été constants à travers les années. Ils étaient toujours les meilleurs dans la ligue. C’est assez fou que mon nom soit proche des leurs.»

Et la retraite?

S’il ne réalise pas certains éléments du passé, Fleury est toutefois conscient qu’il pourrait remporter une quatrième coupe Stanley dans les prochains mois.

En date de dimanche, les Golden Knights occupaient le premier rang du classement général de la LNH. Questionné à savoir s’il accrocherait ses jambières s’il remporte les grands honneurs prochainement, celui qui a connu le bonheur ultime à trois reprises avec les Penguins n’est pas prêt à prendre une telle décision.

«Mon objectif est de gagner la coupe chaque année. Je ne sais pas si j’arrêterai de jouer si je gagne une autre coupe. J’adore jouer et j’ai encore beaucoup de plaisir. Je ne sais pas ce que je pourrais faire d’autre dans la vie qui m’amènerait les mêmes sensations et émotions que le hockey.»

«En même temps, je sais que ça achève. Je ne le sais pas... Je vais commencer par la gagner et nous allons prendre une décision par la suite», a conclu Fleury avec un grand sourire au visage.

- Le Club des 10 est une initiative mise en place par la Fondation de CHUM pour soutenir Guy Lafleur et sa lutte contre le cancer. Il permet aux donateurs de poser leurs questions à une légende du hockey chaque dimanche dans un Facebook Live privé. Il est possible de rejoindre le Club des 10 via le site internet de la Fondation du CHUM.