Crédit : Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

Un retour plus complexe de prévu

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Patrick Roy comprend parfaitement les raisons pour lesquelles les Canucks de Vancouver ont mis autant de temps avant de pouvoir revenir au jeu après avoir été frappés par la COVID-19. Plus de trois semaines après le premier cas positif chez ses Remparts, ils n’ont toujours pas repris l’entraînement à intensité maximale.

Les sept joueurs touchés par le coronavirus sont de retour sur la patinoire et s’entraînent en vue du début de la série de premier tour face aux Voltigeurs de Drummondville, qui débutera mardi prochain.

«C’est dur de dire s’il y a des séquelles parce qu’on ne pratique toujours pas à 100 %, a mentionné Roy jeudi. On demande aux joueurs de se tenir à 75 ou 80 % de leur capacité. Je peux comprendre ce qui s’est passé à Vancouver. Je pensais qu’après 14 jours ce serait réglé, mais c’est beaucoup plus long que je pensais. J’imagine que tant que tu n’as pas été affecté par la COVID-19, tu ne peux pas comprendre. Le processus de retour est plus complexe que je pensais.»

Les Diables rouges se sont entraînés mardi, mercredi et jeudi et obtiendront un congé vendredi avant de se livrer à de courts entraînements sur glace, samedi et dimanche.

«On aurait aimé travailler sur certains aspects, mais on ne pourra pas. On aurait aimé avoir plus de compétitions et travailler sur nos batailles à un contre un ainsi que sur notre condition physique. On va devoir faire avec et faire confiance à nos joueurs.»

Retour graduel

Parmi les sept joueurs touchés par la COVID-19, un seul n’a présenté aucun symptôme. Pour les autres, dont les vétérans Théo Rochette et Nicolas Savoie, ce fut un peu plus ardu.

«J’ai vécu trois ou quatre jours quand même compliqués. J’étais vraiment fatigué et je pensais que j’allais avoir des problèmes à m’en remettre. Par contre, les symptômes sont partis et j’ai pu recommencer à m’entraîner. J’ai été un peu surpris parce que la remise en forme a bien été», a mentionné Rochette.

«J’étais très fatigué au début, mais là, c’est revenu à la normale. Je suis prêt à jouer les minutes qu’on va me donner et la majorité des gars le sont aussi», a ajouté le défenseur Savoie.

Expérience

Ce dernier fait d’ailleurs partie des sept seuls joueurs à avoir disputé au moins un match de séries éliminatoires au niveau junior majeur, les autres étant Rochette, Thomas Caron (blessé), Romain Rodzinski, Gabriel Montreuil, Cole Cormier et Hunter Holmes. Ce dernier l’a fait dans l’OHL, avec les Firebirds de Flint, en 2016-2017.

Plusieurs jeunes joueurs des Diables rouges se dirigeaient vers une première expérience l’an dernier avant que la pandémie ne vienne mettre un terme à la saison.

«Je suis prêt à jouer un rôle de leader. Par contre, même si les gars n’ont pas d’expérience, ils vont être prêts mentalement. Ça va bien aller pour nous. On a une bonne gang et une bonne équipe», ajoute Savoie, qui a vécu la victoire des Remparts en sept matchs face aux Mooseheads de Halifax, en 2019, avec Caron, Rodzinski et Montreuil.

Les Diables rouges ont passé un test pour la COVID-19 mercredi et devront se soumettre à un autre samedi. Si tous les résultats sont négatifs, ils pourront faire leur entrée dans l’environnement protégé de Drummondville dimanche soir.

Patrick Roy prêt à affronter Steve... et Bob Hartley !

L’historique entre Patrick Roy et la famille Hartley remonte à loin. Si la série entre les Remparts de Québec et les Voltigeurs de Drummondville l’opposera à Steve Hartley, Roy s’attend à ce que son père Bob ne soit pas bien loin.

«Je vois Bob envoyer des textos à Steve entre les périodes. Je le connais assez ! Les Hartley sont des passionnés de hockey et ils ont une belle relation père-fils. Ils travaillent beaucoup ensemble et je suis convaincu que son père va lui envoyer des messages. C’est plus fort que Bob, de toute façon !» a-t-il rigolé.

Évidemment, Bob Hartley a dirigé Roy avec l’Avalanche du Colorado entre 1998 et 2003, remportant ensemble la coupe Stanley en 2001. L’entraîneur-chef des Remparts de Québec a souvent parlé de l’amitié qui les lie et de l’aide que Hartley lui a offerte à ses débuts derrière le banc.

Il a donc aussi connu Steve lors de ses années avec l’Avalanche.

«J’ai connu Steve au Colorado, il était gardien de but. Ça va être un beau défi pour notre groupe d’entraîneurs de se mesurer au leur, avec un Bob Hartley derrière. Ça va être le fun. Ils vont essayer de trouver les failles dans notre équipe, comme nous, on va essayer de trouver les leurs. Par contre, au bout du compte, on peut être un aussi bon entraîneur qu’on veut, ce sont les joueurs qui vont donner le spectacle et trouver une façon de gagner ces matchs.»

Dans quelle mesure Hartley pourra-t-il appuyer son fils ?

Ça reste à voir puisque son équipe de la KHL, l’Avangard d’Omsk, dispute actuellement la finale de la Coupe Gagarine au CSKA de Moscou. Ces derniers mènent 2-1.

Le repêchage en juin

Par ailleurs, la LHJMQ a confirmé jeudi que son repêchage aurait lieu les 25 et 26 juin prochains, et ce, de façon virtuelle.

Le circuit Courteau n’a pas donné d’autres détails mais il faut s’attendre à ce que des mesures soient prises advenant le cas où la Ligue de hockey midget AAA n’était pas en mesure de reprendre ses activités.

Rappelons que le circuit n’a toujours pas été en mesure de présenter un seul match de saison régulière cette saison, en raison de la pandémie.