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JO: Vancouver privilégiée au détriment de Québec

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Faisant miroiter un impact économique pouvant atteindre 1 milliard $, les sympathisants d’une candidature olympique de Québec pour les Jeux d’hiver 2030 ont toutefois dû admettre jeudi matin que Vancouver a actuellement une longueur d’avance à l’échelle nationale.

«La réponse est oui», a laissé tomber l’instigateur du comité Québec 2030, Mark Charest, en réponse à un journaliste qui lui demandait s’il a le sentiment que le Comité olympique canadien (COC) a déjà arrêté son choix sur la métropole britanno-colombienne, laquelle a déjà accueilli des Jeux olympiques (JO) en 2010.

Selon M. Charest, le COC n’a fait que suivre «le cours normal de son mandat». Il a tenu à rappeler que la ville de Vancouver ne s’est pas «officiellement» lancée dans la course. Visiblement agacé, il a cependant déploré que «le comité olympique canadien ait eu une réponse négative du maire de Québec» ce qui «n’aurait jamais dû arriver».

Pendant une trentaine de minutes, M. Charest et plusieurs membres de la communauté d’affaires et les athlètes olympiques Kim Lamarre (ski acrobatique), Charles Hamelin (patinage de vitesse) et Mikaël Kingsbury (bosses) ont expliqué les atouts de la région de Québec et les retombées potentielles.

Amusé par la neige tardive qui est tombée récemment, Jean-Philippe Bonneau, président de l’entreprise Ambicio, s’est d’ailleurs plu à rappeler que Québec «est la capitale mondiale de la neige».

En se basant sur les expériences passées de Vancouver (Jeux de 2010) et de Calgary (candidature avortée pour ceux de 2026), le comité Québec 2030 calcule que l’organisation de Jeux à Québec coûterait 5 milliards $ dont moins de 10 % proviendraient des gouvernements provincial et fédéral.

Le regroupement a toutefois espoir que ce montant pourrait être revu à la baisse étant donné les nouvelles orientations du Comité international olympique (CIO) qui offrent plus de flexibilité aux villes hôtes et qui visent l’organisation de jeux moins chers et plus transparents. Elle prédit qu’un milliard de dollars seraient injectés dans l’économie de la région.

À l’évidence, les supporteurs d’une candidature de Québec pour 2030 devront toutefois batailler avec force pour convaincre les divers paliers de gouvernement. Le maire de Québec a plusieurs fois affirmé qu’il s’opposait à ce projet. Jeudi matin, la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, a également indiqué que cela ne figurait pas dans les plans de son gouvernement.

Or, le temps presse, a reconnu M. Charest. «Idéalement, il faudrait qu’on ait enligné notre flute avec la mairie à la fin de l’été ou à l’automne pour que l’on puisse tomber en mode précandidature ou candidature», a-t-il déclaré. En principe, le dépôt formel de la candidature doit être fait d’ici le printemps 2023.

— Avec la collaboration de Taïeb Moalla