Sénateurs vs Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Les Canadiens ont commis «une erreur grave»

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Le Canadien de Montréal a commis une «erreur grave» lorsqu’il a jonglé avec sa formation de telle sorte qu’il n’a plus de marge de manœuvre pour faire des changements, selon l’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa André Tourigny.

Pour faire l’acquisition d’Eric Staal, de Jon Merrill et d'Erik Gustafsson, le directeur général Marc Bergevin a dû brûler trois des quatre rappels permis entre la date limite des transactions de la Ligue nationale de hockey (LNH) et la fin du calendrier régulier.  

Ainsi, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme n’a actuellement que 12 attaquants sous la main.

«Si le Canadien pouvait refaire les choses, c’est sûr qu’il y aurait plus de flexibilité, a déclaré Tourigny dans une longue entrevue au balado Temps d’arrêt avec Louis Jean. Le fait d’être accoté comme ça et qu’ils ne peuvent plus sortir un gars de la formation, c’est une erreur grave.»

Selon Tourigny, ce manque de flexibilité empêche Ducharme d’obtenir le meilleur de ses joueurs puisqu’il ne peut pas punir ceux qui ne donnent pas les efforts nécessaires. «C’est avec les actions que les paroles veulent dire quelque chose», fait-il valoir.

Sept défenseurs?   

Ducharme pourra souffler un peu plus lors des prochaines rencontres puisque Merrill et Gustafsson ont terminé leur quarantaine et pourront venir prêter main-forte à la brigade défensive de l’équipe.

Le pilote pourrait-il jongler avec l’option d’une formation avec 11 attaquants et sept arrières?

«Au moins, il va y avoir 22-23 gars, ils vont pouvoir rentrer des gars. C’est une chose. Mais en contrepartie, à cause de l’horaire tellement difficile, je ne suis pas sûr que tu peux jouer à sept défenseurs, parce que tu vas être obligé de surtaxer certains attaquants et tu vas payer pour. Ça enlève des munitions», a décortiqué l’instructeur.

Pas question, néanmoins, d’y aller de critiques envers Ducharme. Sachant pertinemment que les analystes et les partisans n’ont pas accès au vestiaire, il estime qu’il est difficile de deviner l’ambiance et l’état d’esprit des troupes en ce moment.

«Tu ne peux jamais savoir ce qui se passe de l’extérieur. Il faut être capable de sentir l’équipe. Tu le vois avec leur façon de se comporter. [De l’extérieur], on spécule. On dit n’importe quoi. On n’est pas là.»