Crédit : Jonathan Roy, LHJMQ

Balados

Les Québécois favorisés au repêchage cette année?

Publié | Mis à jour

Les joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) jouissent-ils d’une longueur d’avance en prévision du repêchage de la LNH?

La Ligue junior de l’Ontario (OHL) a dû annuler sa saison, la Ligue de l’Ouest (WHL) a annulé ses séries éliminatoires et la Coupe Memorial n’aura pas lieu. Or, il y aura bel et bien des séries dans le circuit Courteau. 

En entrevue au balado La Dose, l’entraîneur-chef et directeur général des Olympiques de Gatineau, Louis Robitaille, s’est réjoui de cette vitrine privilégiée offerte aux petits gars d’ici en pleine pandémie.

«J’ai parlé à des directeurs généraux de la LNH aujourd’hui et ils réalisent tout le travail accompli par M. Courteau et son groupe, a souligné l’homme de hockey. La vitrine que nos jeunes Québécois vont avoir lors des séries ne peut qu’être bénéfique pour la suite des choses.

«Je regarde un gars comme Zach Dean. Je regarde l’engouement qu’il y a autour de lui et combien de recruteurs ont hâte de venir le voir...»

Peut-on affirmer sans détour qu’un plus grand nombre de Québécois sera repêché cette année en raison de ce favorable concours de circonstances? À ce sujet, Robitaille se montre plus nuancé.

«C’est dur d’y répondre parce que, parfois, il y a un joueur en Ontario qui a tellement eu une bonne saison à 16 ans et il n’a pas eu la chance de se "planter" à l’âge de 17 ans, alors les recruteurs restent sur cette impression-là.

«Il y aura des choix à faire qui seront extrêmement déchirants et difficiles. De l’autre côté, tu vas avoir le joueur de 17 ans au Québec que tu vas avoir vu, que tu vas avoir aimé ou qui va peut-être avoir joué un mauvais match. Tu seras un peu plus apte à le juger. Ce sera un repêchage extrêmement spécial.»

Ce n’est pas aux Québécois déjà bien classés que cette situation risque de sourire. Mais l’attention dirigée vers les Xavier Bourgeault, Zachary L’Heureux, Justin Robidas et Zach Dean pourrait permettre à un espoir qui passe sous le radar d’être repêché.

«Quand t’as la chance d’avoir des joueurs qui sont classés haut, ça veut dire que, souvent, le recruteur en chef va venir au Québec, va venir voir ces joueurs qui ont une chance d’être sélectionnés au 1er tour. C’est souvent là que ça va allumer le recruteur en chef, qui va dire au 6e ou 7e tour : "J’ai vu ce joueur-là dans un match à Shawinigan, maudit que je l’ai aimé." Comparativement à un gars que tu n’as pas vu cette année... 

«Je ne pense pas que ce sont les meilleurs espoirs dans les trois premiers tours [qui vont vraiment en bénéficier]. Mais le gars un peu sous le radar qui a de bonnes séries éliminatoires, c’est lui qui peut ouvrir les yeux des recruteurs et se donner une chance d’être sélectionné.»

Robitaille s’est par ailleurs confié sur l’importante éclosion de COVID-19 qui a fait rage chez les Olympiques. Au total, ce sont 24 joueurs et membres du personnel qui ont reçu un diagnostic positif.

Le pilote de la formation de l'Outaouais demeure confiant à l’approche des séries malgré tous les inconvénients que le virus a présentés.

Écoutez ci-dessus l’entretien complet de Louis Robitaille avec Jean-Philippe Bertrand.