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«Il a fait des choses, merde [...] il était possédé»

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Alexander Ovechkin est à deux buts de surpasser le Québécois Marcel Dionne au cinquième rang de l’histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH) à ce chapitre et l’ancienne vedette des Kings de Los Angeles est prête à rendre hommage au Russe.

Dionne, qui a touché la cible 731 fois, a déjà préparé son message pour son dauphin, alors qu’Ovechkin, auteur de 730 filets, pourrait l’égaler ou le surpasser dans un duel contre les Islanders à New York, jeudi.

«Ça se passe. C’est juste une question de temps, a dit Dionne lors d’une entrevue avec le quotidien "Toronto Sun" publiée dimanche. J'ai fait une vidéo pour lui, pour le féliciter. Je portais un chapeau des Kings. Je lui ai dit: "Regarde mon chapeau, il est doré et violet, je veux me souvenir de qui j’étais. Et quand tu me passeras, je mettrai un chapeau des Capitals de Washington en ton honneur."»

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Arme dangereuse

Appelé à expliquer les succès d’Ovechkin, Dionne a bien évidemment parlé du tir unique de l’attaquant. Il estime toutefois que son parcours jusqu’à la coupe Stanley, lors de la saison 2017-2018, sera l’un des éléments importants dans l’héritage du joueur.

«Il a une arme. Et c'est un joueur unidimensionnel la plupart du temps. Mais en séries éliminatoires lorsque Washington a remporté la Coupe, il était l’homme de la situation. Il a fait des choses, merde, que je n’ai jamais vues auparavant. Il était possédé. C’est ainsi que vous gagnez une Coupe. C'était une brute. Il a absolument dominé le jeu physiquement et l'équipe l’a suivi.»

Dionne, qui n’a lui-même jamais remporté le précieux trophée, est d’ailleurs impressionné par le rendement offensif du franc-tireur malgré la couverture dont il fait l’objet. Il se demande toutefois pourquoi une stratégie unique n’est pas utilisée pour le neutraliser complètement.

«Voilà ce que je ne comprends pas. Il joue sur le jeu de puissance. Je ne peux pas croire que tous ces entraîneurs intelligents n’ont pas mis un gars sur lui, ne l’ont pas sorti du jeu [pour créer des situations de] 4 contre 3, a-t-il fait valoir. Quoi qu’il arrive, il a toujours la rondelle, il est libre et il est si précis. Bobby Hull avait une arme. Brett Hull avait une arme. Je ne sais pas si quelqu’un a déjà lancé comme "Ovi" le fait.»

Un record à portée de bâton

À propos du record absolu de Wayne Gretzky, qui a fait scintiller la lumière rouge 894 fois, soit 164 de plus que le capitaine du club de la capitale américaine, Dionne croit que cette marque pourrait tomber d’ici quelques années.

«Il a quoi, 35 ans? S’il joue quatre ans de plus et marque 40 buts par année, il dépasse Gretzky. Personne ne croyait que c’était possible.»