Patrick Roy

Photo : Patrick Roy s’attend à une excellente série face aux Voltigeurs. « Nous sommes deux équipes qui se ressemblent, avec beaucoup de jeunes. Ce sera un beau défi », a-t-il commenté. Crédit : Photo courtoisie

LHJMQ

COVID-19: retour au boulot progressif pour les Remparts

Les hommes de Patrick Roy renouent avec l’entraînement après deux semaines de pause forcée

Publié | Mis à jour

Après la COVID-19, le beau temps ! Les Remparts ont enfin pu reprendre l’entraînement en vue d’affronter les Voltigeurs de Drummondville en séries, après deux semaines d’isolement obligatoire en raison du virus, qui a touché sept joueurs. 

Patrick Roy s’est entretenu avec les médias, vendredi midi, au terme de ce retour sur glace des siens. Un entraînement que l’entraîneur-chef a qualifié de « mollo », étant donné qu’il ne disposait que de sept attaquants, de cinq défenseurs et de trois gardiens.

« On est allé à 70 % de la vitesse de nos joueurs, question de seulement reprendre le timing et l’exécution. Le but était juste de bien se sentir sur la glace. On a gardé les choses les plus simples possible », a-t-il résumé.

Dès le premier test positif reçu, les Remparts ont amorcé leur quarantaine au sein de leurs familles de pension. Un seul du lot s’est révélé asymptomatique.

« Six des sept gars l’ont eu plus difficile. Je ne dis pas qu’ils se sont ramassés aux soins intensifs, mais ils ont été affectés », a constaté leur patron, qui espère que tous les joueurs qui ont été touchés auront retrouvé 100 % de leur forme en vue des séries.

« Au fur et à mesure qu’on va avancer, je vais être en mesure de bien répondre à cette question, mais comme le reste, on doit s’adapter à cette situation et on verra comment ça se passera. »

Place aux séries

Selon le format des séries prévu initialement, les Remparts devaient se mesurer à l’Océanic de Rimouski au premier tour. 

Ce sont maintenant les Voltigeurs qui sont au menu pour cette ronde initiale qui, selon toute vraisemblance, ne prendra pas son envol avant le 25 avril. La LHJMQ devrait confirmer les détails sous peu.

« C’est une drôle de façon d’aborder les séries, mais c’est un peu à l’image de notre saison. Ça a été compliqué du début jusqu’à la fin. Chapeau à notre ligue qui a réussi à jouer et qui va essayer de jouer des séries. On va se croiser les doigts que ça se joue sans pépin », a mentionné Roy.

Et il y a effectivement lieu de se croiser les doigts. Selon ce qui a été confirmé au pilote des Remparts lors de sa rencontre de ligue au cours de la semaine, si le moindre cas de COVID-19 frappe une équipe lors des séries, celle-ci sera éliminée sur-le-champ.

C’est dans l’environnement protégé de Drummondville que la série face aux Voltigeurs sera disputée. Le Centre Vidéotron étant occupé durant cette période pour un tournage corporatif, Roy n’y voit pas d’inconvénient. Il se réjouit par ailleurs que la ligue ait modifié le format des séries.

« Personnellement, j’aime mieux cette formule-là. Je trouvais ça un peu ordinaire d’avoir une espèce de round robin en semi-finales. Là, tout le monde joue. La formule adoptée est la plus logique et c’est celle qui va permettre aux trois meilleures équipes du Québec d’affronter le club des Maritimes. »

Pensée pour Fleury

Difficile de s’entretenir avec Patrick Roy sans questionner l’ancien gardien sur l’exploit de l’un de ses pairs. Cette semaine, Marc-André Fleury, des Golden Knights de Vegas, est devenu le quatrième gardien le plus prolifique de l’histoire avec 485 victoires récoltées, derrière Martin Brodeur, Roy et Roberto Luongo.

« C’est extraordinaire ce que Marc-André a réussi à faire. C’est de la longévité, c’est de la santé. Ce que je trouve d’incroyable en lui, c’est qu’il est un grand compétiteur. Tu ne peux pas arriver à des standards comme celui-là sans être un battant et une personne très compétitive », a encensé Roy.

Blessure au coude : Thomas Caron ratera la première ronde  

thomas caron
Crédit photo : Photo d’archives

À moins qu’il trouve un élixir miracle à la dernière minute, le capitaine des Remparts, Thomas Caron, sera à l’écart pour le premier tour des séries.

Blessé au coude, le vétéran de 20 ans a subi une opération avec succès. Actuellement en réadaptation, il ne peut qu’espérer que sa carrière junior ne prenne pas fin sur une aussi triste note.

« Pour la première ronde, les chances que je sois dans l’alignement sont à peu près nulles. Tout va dépendre de ce qui va se passer contre les Voltigeurs. La deuxième ronde, je la vois comme un objectif que je pourrais viser, mais ce n’est pas moi qui vais prendre la décision finale », a mentionné l’attaquant.  

« Le jour de mon opération, on me parlait d’un minimum de six semaines au repos. Pour l’instant, on en est encore là », a spécifié celui qui est pour le moment astreint à des exercices limités en gymnase.

Comme un adjoint

Évidemment, Caron souhaiterait un scénario différent, mais il n’entend pas s’apitoyer sur son sort.

« Je suis capitaine ici et ça me fait vraiment mal au niveau personnel parce que c’est ma dernière année. J’aurais vraiment aimé pouvoir jouer les séries au complet. Au moins, on a une excellente équipe et je ne suis pas inquiet que les gars pourront combler mon absence », a-t-il indiqué.

Question d’utiliser le leadership de son homme à bon escient, Patrick Roy l’a pour sa part invité à prendre part aux rencontres d’entraîneurs.

« Moi et Patrick, on se parle tous les jours et je serai un peu comme un quatrième assistant coach. Je serai dans les meetings et je pourrai donner mon avis sur ce que je pense en tant que joueur actuel pour ensuite faire le suivi avec les gars. Je vais rester proche des joueurs et jouer mon rôle de capitaine en dehors de la glace. Sur la glace, j’ai de bons assistants qui vont prendre la relève et ça va bien se passer », a souligné Caron.