Crédit : Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Alouettes de Montréal

Pas d’aide directe... pour le moment

Publié | Mis à jour

Avec l’annulation de leur saison 2020, les Alouettes de Montréal ont encaissé des pertes qui se sont chiffrées en millions de dollars. Toutefois, ils n’ont pas l’intention de demander une aide financière directe aux gouvernements. Du moins, pas pour le moment.

Le président Mario Cecchini a été clair.

«Pour le moment, tout ce qu’on souhaite, c’est la prolongation des programmes du fédéral qui prennent fin au mois de juin, a-t-il souligné en entrevue au "Journal de Montréal". Je crois que ce serait une bonne idée de les poursuivre jusqu’à l’automne.»

«On est en attente du prochain budget fédéral. Pour le moment, l’annonce d’une prolongation serait une aide extraordinaire. Pour ce qui est d’une aide directe, je ne dis pas qu’on ne le demandera jamais.»

Cecchini est également en discussions avec les agences de publicité du gouvernement.

«On aimerait obtenir de la publicité gouvernementale dans le stade ou sur notre écran géant durant nos matchs, a confirmé le président des Alouettes. Ils achètent déjà de la publicité dans les médias et dans les hebdos pour leur donner un coup de pouce.

«On voudrait seulement avoir notre part dans des budgets qui sont déjà déterminés.»

Date inconnue

L’aide actuelle d’Ottawa permet aux neuf formations de la Ligue canadienne de football de garder la tête hors de l’eau jusqu’à la reprise des activités.

Par contre, le plan de la Ligue canadienne de football (LCF) pour la saison à venir n’est pas clair. Le commissaire Randy Ambrosie a été plutôt discret à ce sujet dans les dernières semaines. L’Association des joueurs de son circuit a posé des questions, mais elle n’a toujours pas de réponses à fournir à ses membres. La possible date de retour au jeu n’a toujours pas été fixée.

Selon nos informations, la LCF n’a toujours pas déposé son protocole sanitaire à l’Agence de santé publique du Canada. On raconte que les dirigeants attendent les résultats des discussions entre leurs équipes et leurs autorités provinciales respectives avant de passer à l’étape suivante.

Plans sanitaires

Chez les Alouettes, les démarches sont bien amorcées avec la Santé publique. Deux protocoles sanitaires ont été déposés: un premier de 80 pages pour le retour au jeu pour les joueurs, les entraîneurs et les dirigeants et un autre de 20 pages sur la gestion et la sécurité du stade Percival-Molson lors des matchs.

«On attend une deuxième rencontre avec la Santé publique et ça va bien, a précisé Cecchini. On a eu de belles conversations. On espère qu’on pourra finaliser le dossier lors de nos prochaines discussions.

«Ils comprennent bien nos enjeux, dont la présence des spectateurs dans les estrades. On sent une bonne écoute de leur part et une volonté de bien faire les choses.»

Traitement équitable

Grâce à une entente avec l’Agence de santé publique du Canada, la Ligue nationale de hockey (LNH) a été mesure de faire réduire la quarantaine de 14 à sept jours pour un joueur qui est échangé au nord de la frontière.

Ce précédent n’a pas échappé aux autres circuits comme la LCF.

«On souhaite d’avoir un traitement équitable avec les autres ligues, a indiqué Cecchini. Lorsque les joueurs arriveront au Canada, ils auront leur permis de travail et la plupart seront vaccinés.

«Toutefois, si un nouveau joueur doit faire une quarantaine de 14 jours, il serait à l’écart pour deux matchs. C’est beaucoup sur une saison de 18 rencontres.»

Cependant, avec la situation actuelle de la pandémie au Canada, les chances que les camps d’entraînement s’amorcent au mois de mai sont très minces. Un report ne serait pas dramatique.

Si la vaccination se déroule bien et que les équipes peuvent s’assurer de la présence de spectateurs dans les gradins, on peut penser qu’il y aura une saison de la LCF cette année.