Crédit : Photo d'archives Stevens Leblanc

Sports divers

Jeux olympiques à Québec: «Ça n’arrivera pas», martèle Régis Labeaume

Publié | Mis à jour

Pendant que des gens d’affaires de la région militent en faveur d’une candidature pour les Jeux olympiques d’hiver de 2030, le maire de Québec, lui, est formel: «ça n’arrivera pas».

«Il ne faut pas penser à ça, ça ne donne rien, c’est utopique, ça n’arrivera pas. On n’a pas d’énergie à mettre là dessus», a martelé Régis Labeaume, mardi, en marge de l’annonce d’une aide financière destinée à l’industrie touristique.

M. Labeaume écarte l’éventualité d’une candidature de Québec depuis un voyage à Lausanne en 2016 où il a rencontré le Comité international olympique. Sa position n’a pas bougé d’un iota, a-t-il fait savoir à un groupe de promoteurs et de gens d’affaires, le comité Québec 2030, qui tente de rallumer le rêve d’une candidature de la capitale québécoise.

Selon le maire, la Ville de Québec n’a tout simplement pas besoin des Jeux olympiques pour relancer son économie touristique à la suite de la pandémie. Il rappelle que le tourisme international était en forte croissance avant la COVID-19.

Une «illusion»

Pour lui, il ne fait aucun doute que le Comité olympique canadien (COC), s’il va de l’avant avec une candidature pour des Jeux hivernaux, «a déjà choisi la ville et ce sera Vancouver, d’ici 10 à 20 ans».

«On a eu des communications avec le COC dans les derniers mois. On a été très clair avec le COC : la ville de Québec ne sera pas candidate», a soutenu Régis Labeaume.

Selon nos informations, le Comité 2030, une initiative du promoteur Mark Charest, explorerait la possibilité d’un partenariat avec Vancouver.

Or, «Vancouver ne partagera jamais ses Olympiques», croit M. Labeaume, qui souligne que la région vancouvéroise «ne manque pas de montagnes [...], ce que nous n’avons pas à Québec».

«Alors, ce n’est vraiment pas le temps de recommencer à se raconter des histoires et s’illusionner sur les Olympiques à Québec. La décision est prise au COC», a-t-il martelé.

Alternatives

L’administration Labeaume préfère miser sur l’accessibilité de ses infrastructures sportives et l’achat d’événements sportifs internationaux comme les Championnats du monde de ski nordique et le Grand Prix cycliste, a-t-il affirmé.

Avec ce type d’événements, «on sait quand ça commence, on sait quand ça finit, on sait quel prix que ça coûte, on sait que c’est télévisé et que Québec rayonne à l’international. [...] On sait exactement comment ça coûte et on connaît notre bénéfice», a fait valoir le maire.

«Le Journal» rapportait la semaine dernière que le regroupement Québec 2030 a recruté une douzaine de personnalités du milieu des affaires, notamment Marie-France Poulin, vice-présidente de la société d’investissements Camada, en Beauce.

Selon son site web, le comité a pour mission de «faire connaître et valoir le projet» et «de mobiliser la population pour convaincre la mairie actuelle ou la future ainsi que les gouvernements» de cheminer vers le dépôt d’une candidature de Québec pour les Jeux d’hiver de 2030.