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Débuts fracassants pour Cole Caufield avec le Rocket!

Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2021-04-10T00:05:53Z
2021-04-10T03:10:43Z

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«Jouer au hockey, ce n’est pas comme aller sur la lune pour lui.» Dans son langage toujours aussi coloré, Joël Bouchard avait offert cette comparaison pour décrire le talent unique et rare de Cole Caufield.

À ses débuts avec le Rocket de Laval, Caufield n’a pas marché sur la lune comme Neil Armstrong en 1969, mais il a fait ce qu’il a toujours fait : déjouer un gardien. Caufield a marqué deux buts en plus d’obtenir une passe dans un gain de 5 à 3 contre les Marlies, vendredi, à Toronto.

«Je ne pouvais pas demander mieux, a affirmé Caufield. C’était une belle soirée. J’apprends encore, mais je savais à quoi m’attendre pour mon premier match. Quand tu travailles fort dans ton territoire, tu finis par obtenir des chances à l’attaque. J’ai joué avec deux bons joueurs aussi (Weal et Veilleux).»

En deuxième période, le numéro 44 a marqué un but à son image. Posté près des cercles du côté gauche en supériorité numérique, il a décoché un tir vif après une passe précise de Jordan Weal pour battre Joseph Woll de vitesse. À son troisième tir du match, il a réussi son premier but chez les professionnels.

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Avant la fin de la période médiane, Caufield a ajouté sa première passe sur le but du capitaine du Rocket, Xavier Ouellet. Il a poursuivi sur sa lancée en troisième période en bondissant sur son propre retour pour marquer son deuxième de la rencontre. Un but de toute beauté. Et un but gagnant.

«Cole a un talent, il a un don, a dit Bouchard après le match. C’est un marqueur. C’était le fun de le voir marquer à ses débuts. On a le droit d’être heureux pour lui. Mais la performance de Cole n’est pas hors du commun pour l’individu.»

Deux buts et un trophée

Sur le plan offensif, l’Américain n’a absolument pas déçu à ses débuts. Il a un instinct pour le filet adverse. Une qualité qui ne s’enseigne pas. Mais à cinq contre cinq, l’ailier de 5 pi 7 po a encore du travail devant lui. Pour le premier but des Marlies, Kalle Kossila a déjoué Caufield et Weal avant de surprendre Charlie Lindgren.

Dans plusieurs années, Caufield racontera à ses proches l’histoire de son premier match chez les pros. Il pourra aussi dire qu’il avait appris quelques heures avant cette rencontre qu’il venait de gagner le trophée Hobey-Baker, décerné au meilleur joueur de la NCAA.

Le couronnement

C’était déjà écrit dans le ciel. Mais on attendait la confirmation. À la veille de la grande finale du Fronzen Four entre les universités du Massachusetts et St. Cloud State, les dirigeants de la NCAA ont dévoilé le gagnant du trophée Hobey-Baker.

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Caufield a remporté le scrutin en devançant l’attaquant Shane Pinto (choix de 2e tour des Sénateurs en 2019 qui jouait à North Dakota) et le gardien Dryden McKay de l’université Minnesota State.

À sa deuxième saison avec les Badgers du Wisconsin, Caufield a brûlé la NCAA avec 30 buts et 52 points en 31 matchs.

En gravant son nom sur le plus prestigieux des trophées individuels de la NCAA, l’ailier originaire de Steven Points au Wisconsin a retrouvé un groupe prestigieux d’anciens récipiendaires. Johnny Gaudreau (2013-2014), Jack Eichel (2014-2015) et Cale Makar (2018-2019) ont déjà reçu cet honneur.

Si les noms d’Eichel et de Makar peuvent marquer l’imaginaire, il y a aussi eu d’anciens gagnants qui n’ont pas connu une glorieuse carrière dans la LNH. On peut penser à Drew Leblanc, Jack Connolly, Andy Miele ou Blake Geoffrion, les quatre vainqueurs avant Gaudreau en 2014.

Chez le Canadien, Caufield est devenu le premier espoir de l’organisation à remporter ce titre depuis le défenseur Tom Kurvers en 1983-1984. Kurvers, un choix de 7e tour en 1981, en était à sa quatrième et dernière saison avec l’université Minnesota-Duluth quand il avait gagné le titre.

Voyez le point de presse d'après-match de Cole Caufield ci-dessous.

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