Canadiens de Montréal

Bruce Boudreau croit en Eric Staal... et au CH

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Ayant déjà dirigé Eric Staal avec le Wild du Minnesota, l’ancien entraîneur-chef Bruce Boudreau estime que l’apport du vétéran permettra au Canadien de Montréal d’aller loin en séries éliminatoires.

Boudreau a souvent affronté Staal lorsqu’il était à la barre des Capitals de Washington, entre 2007 et 2011. À cette époque, l’athlète était l’un des joueurs de centre les plus dangereux du circuit. 

Ainsi, lorsqu’il a connu une saison ordinaire en 2015-2016 avec les Hurricanes de la Caroline et les Rangers de New York, Boudreau n’était pas inquiet. Lorsque les deux hommes se sont joints au Wild du Minnesota en même temps, pour la campagne 2016-2017, les deux hommes ont eu une bonne discussion et Staal a connu un regain de vie.

«Quand j’étais à Washington, tout ce dont je peux me rappeler, c’est à quel point il était bon quand nous affrontions la Caroline, a dit Boudreau lors d’une entrevue pour le balado "Temps d'arrêt" de Louis Jean. Quand Eric Staal était sur son erre d’aller, nous étions probablement dans le trouble.»

«Je ne pensais pas qu’il ralentissait [en 2015-2016]. Je pense simplement qu’on l’a placé dans des situations moins importantes en Caroline et à New York. Nous savions qu’il en avait encore beaucoup dans le réservoir.»

Un joueur d’équipe 

En Staal, Boudreau croit que le Tricolore a obtenu un leader irréprochable qui fait toujours passer l’équipe avant ses succès personnels. Le récipiendaire du trophée Jack-Adams en 2007-2008 a d’ailleurs raconté une anecdote savoureuse pour le prouver.

«Dans nos rencontres de fin de saison [après la campagne 2017-2018], je lui ai demandé s’il voulait voir certaines choses changer lors de la prochaine saison, a relaté Boudreau. Il m’a dit: "Tu sais quoi? Mon temps de jeu a descendu cette année, mais j’ai inscrit 42 buts. Donc, je crois que tu sais ce que tu fais, continue comme ça."»

Il n’a jamais été question donc, pour Staal, de s’apitoyer sur son sort. Pour lui, seule la victoire compte.

«Dans le vestiaire, c’est l’un des plus gros "cheerleaders" lorsqu’on remettait la récompense du joueur du match, peu importe s’il avait lui-même eu un bon ou un mauvais match. J’ai toujours pensé que c’était révélateur de son caractère. Tant que l’équipe gagnait, il était heureux.»

Un long parcours pour le Canadien? 

Boudreau s’attend par ailleurs à ce que les vétérans, que ce soit Staal ou Corey Perry, entre autres, seront la clé pour assurer les succès du CH. Il estime que la finale dans la section Nord mettra d’ailleurs aux prises le Canadien aux Maple Leafs de Toronto, et il croit aux chances de la formation montréalaise de triompher.

«Je pense que Montréal, quand les émotions sont présentes, est capable de patiner avec Toronto, ce que peu d’équipes peuvent faire dans cette ligue. Si la défensive du Canadien peut contrôler l’échec-avant de Toronto, je crois que l’attaque peut traverser la défensive de Toronto.»

Voyez ce qu'en pense Michel Bergeron dans la vidéo ci-dessus.