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Canadiens de Montréal

McDavid et Draisaitl impuissants face au CH

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Habituellement, les Oilers d’Edmonton misent sur leur duo prolifique formé de Connor McDavid et de Leon Draisaitl pour récolter les victoires, mais contre le Canadien de Montréal cette saison, le scénario a été passablement différent jusqu’ici en raison du bon travail du Tricolore à leurs dépens.

En l’emportant 3 à 2 en prolongation, lundi, la formation montréalaise a signé un quatrième gain en cinq rendez-vous face aux Oilers au cours de la présente campagne. 

Au nombre des raisons expliquant le tout, il y a la faible production de McDavid et de Draisaitl face aux joueurs du Canadien qui les ont limités à deux mentions d’aide chacun au total. Pourtant, ils ont accumulé respectivement 64 et 57 points depuis le début du calendrier régulier.

Pourquoi est-ce si difficile?

«Ils sont durs le long de la rampe, ils vous frappent solidement, a admis au réseau Sportsnet l’attaquant Devin Shore, auteur d’un but lundi. Nous, les joueurs d’avant, aurions aimé gagner davantage de batailles sur la bande. Leurs gars envahissent la zone défensive et c’est dur de contrer cela. À vrai dire, ils ont joué comme on aurait voulu le faire.»

Aux yeux du défenseur Darnell Nurse, qui a aussi touché la cible au Centre Bell, la méthode utilisée par le Canadien est bien simple.

«Ils font un bon échec avant et compétitionnent. Regardez leur club: il se présente pour travailler. Je ne pense pas qu’il y ait un secret dans leur système. On dirait qu’à chaque fois qu’on les affronte, ils disputent un match solide.»

Lutte serrée

Ainsi, les Oilers espèrent résoudre l’énigme du Tricolore, qu’il reverra quatre fois d’ici la fin du calendrier régulier. Avec le classement serré, chaque partie sera âprement disputée et il faut s’attendre à d’autres duels comme celui de lundi, selon le pilote d’Edmonton, Dave Tippett.

«Ce sera de cette façon que ça se passera. C’est du hockey très serré qui nous donne de bons matchs, a-t-il dit. Les autres clubs ne nous laisseront pas de l’espace pour qu’on puisse faire ce qu’on veut. Il faut mériter cet espace et on veut s’assurer que l’adversaire doive mériter le sien. Ça deviendra du hockey au pouce près. C’est le type de hockey auquel vous aurez droit soir après soir. On doit être prêt à cela, car il s’agit du hockey de séries éliminatoires.»

Montréal accuse un retard de cinq points sur ses rivaux de l’Alberta, tout en ayant quatre parties en main.