Canadiens de Montréal

Une opportunité «phénoménale» pour Staal

Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

 Coupe Stanley, Jeux olympiques, championnat du monde, Eric Staal a gagné sur toutes les scènes. Malgré ses 36 ans et une feuille de route bien garnie, son objectif n’a pas changé.

Arrivée à Montréal, samedi soir, après avoir relié le trajet en voiture depuis Buffalo, la dernière acquisition de Marc Bergevin a été claire sur le sujet.

Voyez le point de presse d'Eric Staal dans la vidéo ci-dessus.  

 «Je veux gagner. Je veux sauter sur la glace, être compétitif et aider notre équipe à remporter des matchs. Je sens que j’ai encore du bon hockey en moi et que je peux apporter ma contribution», a indiqué le joueur de centre, rendu disponible par visioconférence.

La coupe dans la ligne de mire

«Je suis excité à l’idée de jouer des matchs significatifs. J’espère qu’on participera aux séries et qu’on gagnera la coupe Stanley. C’est la raison pour laquelle on joue. Et ici, j’aurai cette occasion», a-t-il ajouté, qualifiant le Centre Bell d’amphithéâtre le plus excitant du circuit.

Oui, le vétéran de 17 saisons a de l’ambition. Et il ne compte pas se contenter d’un rôle secondaire.

«Je suis un compétiteur. À chaque match, j’espère jouer 25 minutes. Si tu n’es pas dans cet état d’esprit, alors tu devrais...», a-t-il lancé sans terminer sa phrase.

Évidemment, on comprend que c’est une image. Vingt-cinq minutes, c’est habituellement le temps que passe sur la patinoire le défenseur numéro un d’une équipe.

De plus, il faut remonter à la saison 2013-2014 pour voir Staal maintenir une moyenne de temps d’utilisation supérieur à 20 minutes.

«C’est certain qu’il y a des rôles à remplir. Je comprends également que ça revient aux entraîneurs, et qu’il y a d’excellents joueurs dans cette équipe, mais j’espère toujours entendre mon nom le plus souvent possible.»

Ça prouve quand même le désir de vaincre de l’ancien capitaine des Hurricanes de la Caroline.

Quatorze jours, c’est long

Au cours de l’entretien, Staal a reconnu que Montréal faisait d’abord partie de la liste des 10 équipes auxquelles il ne souhaitait pas être échangé.

«La quarantaine de 14 jours était le gros facteur. Surtout en milieu de saison. Être inactif pendant 14 jours avant d’essayer de réintégrer la formation et d’être efficace me paraissait trop long. Une semaine, c’est plus jouable. Et ça permet au corps de récupérer.»

Cette décision n’avait donc rien à voir avec l’organisation montréalaise. Même qu’il n’a pas manqué d’encenser le Tricolore à plusieurs reprises. À l’instar de tous les nouveaux venus qui se sont joints à l’équipe au cours des six derniers mois, l’Ontarien a noté la progression de l’organisation.

«Le rythme avec lequel cette équipe joue est au niveau qui permet de connaître du succès dans la LNH. C’est une équipe axée sur la vitesse, qui bouge la rondelle et qui relance l’attaque rapidement», a-t-il énuméré.

«Elle mise sur une brigade défensive forte avec, à sa tête, Shea Weber et Jeff Petry. Dans le filet, elle est bien nantie avec Carey et en attaque, les trios sont bien équilibrés», a poursuivi Staal, notant également au passage un équilibre entre la fougue de la jeunesse et l’expérience des vétérans.

La débandade des Sabres

Bref, tout le contraire des Sabres avec qui il a disputé les 32 premiers matchs de la saison. En fait, sur le plan individuel, Buffalo mise sur quelques noms intéressants : Jack Eichel, Taylor Hall, Rasmus Dahlin, Sam Reinhart.

Collectivement, toutefois, c’est la débandade. Les Sabres ont connu la défaite à chacun de leurs 17 derniers matchs.

«On a fait face à tellement d’obstacles. Notre départ était correct. Pendant deux semaines, on a connu des hauts et des bas, puis on a été frappé par la COVID. Pendant deux semaines, les gars se sont battus contre la maladie. Certains l’ont eu très dur. On n’est jamais retombé sur nos pieds.»

«Quand tu joues dans une division où aucune équipe ne se bat elle-même et que tu n’as pas ce qu’il faut dans le vestiaire pour gérer la situation, c’est difficile.»

On souhaite que son expérience chez le Canadien soit plus stimulante.