Canadiens de Montréal

L’envers du décor des matchs des Canadiens

Publié | Mis à jour

Pour les partisans des Canadiens de Montréal, regarder un match de hockey est on ne peut plus simple. Mais comment une chaîne de télévision comme TVA Sports arrive-t-elle à présenter les rencontres et qui sont ces travailleurs de l’ombre qui rendent possible la diffusion des joutes?

Animateurs des parties du Tricolore depuis 2014, Félix Séguin et Patrick Lalime ont fait part de leurs impressions sur l’envers du décor, duquel ils font partie intégrante, lors d’un épisode du balado «Sur la passerelle», de QUB radio.  

Après les immanquables réunions, il faut déplacer quelques jours avant le match le quartier général, l’immense camion semi-remorque qui sert de régie. Environ 15 à 20 personnes prennent place dans ce véhicule stationné à l’aréna, sans quoi il n’y aurait pas d’émission.

«Il y a le producteur, la réalisatrice ou réalisateur, l’assistant, l’assistante. Il y a l’aiguilleur, celui qui change les caméras. Il y a les gens responsables de l’infographie, le statisticien, le directeur technique. Tous les gens qui s’occupent des reprises, également, ça c’est primordial, et l’audioman», a énuméré Séguin, qui n’a pas manqué de mentionner la quinzaine de caméramans à l’intérieur du Centre Bell.

«Ce sont plusieurs petites abeilles qui sont dans nos oreilles, qui sont dans le camion, pour qu’on en vienne vraiment à un produit qui est très beau, qui est excellent sur la patinoire», a ajouté Lalime.

Ça va vite  

Le travail d’analyste de Patrick Lalime est aussi bien moins simple qu’il n’y parait. Il doit être en communication constante avec la régie pour faire préparer des reprises qui iront avec ses commentaires en analyse. Comme lorsqu’il était gardien dans la Ligue nationale de hockey, ses réflexes doivent être bien aiguisés, même s’il n’a plus à bloquer les rondelles.

«Il ne faut jamais que tu sois surpris par ce que qui s’en vient. Ça va arriver à quelques occasions, mais la plupart du temps il faut que tu sois préparé. [...] Ton idée, il faut qu’elle soit concise et précise et tu espères que les partisans vont comprendre le fond de ton idée», a admis Lalime, qui n’a souvent que quelques secondes pour réagir.

Ce n’est pas anodin si on dit que le hockey est le sport le plus rapide au monde. L’action se déroule à toute vitesse, ce qui peut parfois donner des maux de tête aux descripteurs comme Félix Séguin.

«Je vais sur YouTube et je regarde de vieux matchs du Canadien de Montréal, et le rythme du match n’était pas le même. C’était beaucoup plus lent et c’était correct. C’était la réalité de l’époque. Là, de nos jours, je m’enfarge dans un mot, je suis déjà en retard sur le jeu et il faut que je me rattrape», a-t-il indiqué.

Les réalités de la pandémie font que Séguin et Lalime ont souvent dû décrire l’action en studio. Il faut alors donner l’impression qu’on est sur place, ce qui est bien plus facile à dire qu’à faire.

Félix Séguin rappelle d’ailleurs que rien ne peut être parfait et que l’équipe chevronnée de TVA Sports n’est pas à l’abri d’un problème technique.