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Hockey Canada tient à André Tourigny

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André Tourigny sera de retour avec Hockey Canada par la plus grande porte qui soit. La fédération a annoncé mercredi que l’entraîneur québécois avait signé un contrat d’un an pour travailler à temps plein au sein du programme de hockey masculin lors de la saison 2021-2022. Un mandat qui lui permettra non seulement de retourner à la barre d’Équipe Canada junior mais, surtout, d’être l’un des entraîneurs adjoints de l’équipe qui représentera le pays aux prochains Jeux olympiques de Pékin.

Tourigny quittera donc temporairement les 67’s d’Ottawa, le temps d’une saison, afin de se concentrer sur ses nouvelles fonctions avec Hockey Canada. En plus du Mondial junior et des Olympiques, il agira à titre d’entraîneur adjoint au prochain Championnat mondial de hockey senior qui aura lieu à Riga du 21 mai au 6 juin prochain, puis on lui confiera la barre de l’équipe canadienne lors du tournoi de 2022.  

«Il faut que je me pince pour être certain que ce qui m’arrive est vrai. Ce qui me rend extrêmement fier, c’est d’avoir la confiance de gens qui me connaissent et avec qui j’ai travaillé. Hockey Canada a créé un poste pour moi et ça vaut tout l’or du monde», a mentionné Tourigny qui devient le premier entraîneur engagé à temps plein par le programme masculin de Hockey Canada depuis Marc Habscheid en 2005.

Défi de taille  

La prochaine année comportera son lot de défis pour l’entraîneur de 46 ans. Son premier mandat sera de travailler sur le recrutement et la planification en vue du prochain Mondial.

«La saison de la LNH se termine le 10 mai et, le 16, on sera dans l’avion en direction de Riga. Il n’y aura pas de temps à perdre alors le personnel d’entraîneur aura besoin que la majorité du travail ait été fait à l’avance», a-t-il expliqué.

Par la suite, il aura la chance de faire amende honorable et tenter de remporter l’or au prochain Championnat du monde junior mais la cerise sur le sundae sera évidemment les Olympiques.

«Tu ne peux pas aller plus haut que ça. Je me souviens, quand j’étais petit et qu’il n’y avait que deux postes à la télé, on regardait les Olympiques 24 heures sur 24. De représenter son pays là-bas, c’est le summum. C’est un rêve qui devient réalité.»

L’homme de la situation  

Tourigny et le premier vice-président des équipes nationales de Hockey Canada, Scott Salmond, ont discuté pour la première fois de cette possibilité lors du dernier Mondial junior à Edmonton.

«J’agaçais Sammy [Salmond] en lui demandant s’ils avaient déjà pensé à avoir un entraîneur à temps plein pour chapeauter le programme. Il m’avait simplement dit qu’il y avait pensé mais c’en était resté là. Quelques mois après le Mondial junior, il m’a appelé pour me dire qu’il se souvenait non seulement de la discussion qu’on avait eue mais que j’étais leur homme», a raconté Tourigny.

Pour Salmond, le Québécois était le candidat idéal pour remplir ces fonctions.

«André est un entraîneur de valeur et qui met l’accent sur les détails et les bonnes habitudes. À mes yeux, c’est ça la façon de faire canadienne [the Canadian way]. Ce qui est unique quand tu diriges avec Hockey Canada, c’est que c’est toujours à court terme. C’est donc important de bien communiquer et qu’il n’y ait jamais de zones grises. André a cette faculté de faire passer son message rapidement.»

Prochain arrêt : la LNH?  

Il y a fort à parier qu’après son année avec Hockey Canada, André Tourigny sera un entraîneur fort convoité par les équipes de la Ligue nationale de hockey. Pour l’instant, toutefois, ce dernier préfère ne pas trop se projeter dans l’avenir.

«À la base, je suis un junkie d’apprentissage. J’aime apprendre et je suis un gars très curieux. Je ne sais pas avec qui je vais diriger au prochain Mondial, mais ce seront de très bons entraîneurs.»

«Ce sera la même chose au Mondial junior, puis je pourrai côtoyer les meilleurs entraîneurs au pays lors des Olympiques, mais aussi les meilleurs directeurs généraux. C’est une opportunité incroyable et je n’ai pas de mots pour dire à quel point je suis chanceux et privilégié. Ensuite, où est-ce que ça va me mener ?»

«Chose certaine, je vais être un meilleur entraîneur et je vais avoir appris. Je vais avoir fait des erreurs et appris de celles-ci. C’est juste du positif», a mentionné celui qui a été adjoint avec l’Avalanche du Colorado et les Sénateurs d’Ottawa avant de revenir au hockey junior.

S’il ne décroche pas un poste dans le hockey professionnel au terme de la saison 2021-2022, Tourigny pourra se consoler puisque son poste d’entraîneur-chef des 67’s d’Ottawa l’attendra patiemment. La formation ottavienne a annoncé mercredi qu’elle prolongeait l’entente de Tourigny pour les six prochaines saisons.

«Je suis très bien avec les 67’s et je suis très heureux ici. Je travaille dans un bon environnement, avec et pour des gens exceptionnels. C’est un endroit où je suis bien et où je veux être. D’avoir la chance d’obtenir une marque de confiance de mes patrons en temps de COVID, ça veut dire beaucoup pour moi. Pour le reste, on verra mais je suis content de m’associer à long terme avec les 67’s», a exprimé Tourigny qui continuera d’occuper les mêmes bureaux malgré son nouveau rôle.

Il épaulera comme il le peut Mario Duhamel, qui prendra sa place derrière le banc de l’équipe pour la saison 2021-2022.

À TVA Sports  

En matinée mercredi, l’entraîneur-chef avait prévenu sur son compte Twitter qu’«aujourd’hui sera toute une journée. Je me sens excité et reconnaissant. Restez à l’écoute».

Pas de doute, il avait raison !

En plus de son nouveau rôle avec Hockey Canada, de la prolongation de contrat offerte par les 67’s, il a aussi été annoncé que Tourigny se joignait au groupe de panélistes de l’émission Dave Morissette en direct à TVA Sports.

Il a effectué sa première apparition mercredi soir et y sera un collaborateur régulier, a confirmé la station sportive.