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«J'ai grand espoir que nous allons jouer cette année»

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L’ancien président des Alouettes de Montréal et actuel leader de l'opposition au sénat canadien, Larry Smith, espère toujours voir la Ligue canadienne de football tenir une saison en 2021, après que celle de 2020 eut été annulée en raison de la pandémie de COVID-19.

Selon lui, la clé sera le vaccin.

«J'ai grand espoir que nous allons jouer cette année», a-t-il indiqué, en entrevue à JiC.   

«La clé, ce sera le vaccin, a-t-il également mentionné. Ça va sauver des gens, ça va protéger leur santé, mais ça va aussi nous permettre d'avoir une ligue qui va opérer cette année.»

Celui qui a aussi été commissaire de la LCF dans les années 1990 s’est également prononcé sur les discussions qui ont présentement lieu entre le circuit canadien et la XFL au sujet d’un partenariat. Lorsqu’il dirigeait la ligue, le Montréalais avait piloté une expansion aux États-Unis qui n’avait cependant pas duré.

«Quand je suis entré en poste à titre de commissaire de la LCF, j'ai rencontré les propriétaires et ils m'ont dit que mon mandat, c'était l'expansion (aux États-Unis), s’est-il souvenu. Il faut comprendre une chose: j'étais commissaire, mais je me rapportais aux propriétaires. Eux, ils voulaient de l'expansion.» 

«Maintenant, si le commissaire actuel, Randy Ambrosie, est intéressé à avoir des discussions avec Dwayne Johnson et la XFL, il faut que lui aussi ait l'appui des gouverneurs, a-t-il précisé. La grande différence entre aujourd'hui et l'époque où j'étais commissaire, c’est que nous avons présentement, partout dans la LCF, d'excellents propriétaires. Des gens qui ont la capacité de supporter la vie dans la LCF. À l'époque, nous avions quatre franchises sur huit qui étaient en faillite!»

Les Alouettes, une fierté  

Président des Alouettes de 1997 à 2001 et de 2004 à 2010, Larry Smith est fier du parcours accompli par l’organisation depuis sa renaissance montréalaise de 1996.

Fier des succès sportifs de l’équipe, fier de l’avoir vu s’installer dans un stade Molson qui lui convient désormais parfaitement, et fier aussi d’avoir popularisé davantage son sport auprès des Québécois.

«Notre grand changement aura été d'amener les francophones avec nous, s’est-il souvenu. Vous voyez les résultats maintenant avec le nombre de Québécois qui réussissent dans le football professionnel au Canada et aux États-Unis.»

Il en a d’ailleurs profité pour lancer des fleurs au Québécois Laurent Duvernay-Tardif qui, après avoir remporté le Super Bowl avec les Chiefs de Kansas City en 2020, a choisi de rester au Québec pour prêter main forte au système de santé, à titre de médecin, durant la pandémie de COVID-19.

«C'est un exemple de qualité, pas juste comme joueur, mais comme personne», a-t-il souligné.

Un mot pour Levy  

Smith a aussi profité de l’entrevue pour mousser un peu plus la candidature de l’ex-entraîneur des Alouettes Marv Levy afin que ce dernier entre au Temple de la renommée du football canadien.

Levy a dirigé les Alouettes de 1973 à 1977, alors que Smith portait les couleurs de l’équipe en tant que joueur.

Que Levy, deux fois gagnant de la Coupe Grey à Montréal, et quatre fois finaliste au Super Bowl par la suite avec les Bills de Buffalo, ne soit toujours pas membre de l’institution est un non-sens total pour celui qui était porteur de ballon sous ses ordres.

«Il a créé instantanément une approche ouverte (dès son arrivée à la barre), s’est-il rappelé. C'était quelqu’un qui avait de l'empathie, qui connaît bien le football et les gens. Dès les débuts, on a été en confiance, il a fait ses preuves et il a créé une équipe gagnante pour Montréal, pour le Québec et la LCF.»

Même si Levy n’a dirigé que quatre ans dans la LCF, son impact a été tel qu’il ne peut pas être ignoré par le Temple de la renommée, a-t-il également expliqué. D’autant plus qu’il a déjà reçu cet honneur aux États-Unis.

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.