Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

UFC

Jourdain veut faire parler ses poings

Publié | Mis à jour

Charles Jourdain était amer après son verdict nul contre Joshua Culibao en octobre dernier. Un sentiment qui l’a habité pendant plusieurs semaines. Samedi, lors d’un gala de l’UFC présenté à Las Vegas, le combattant québécois tentera de l’éliminer pour de bon en savourant une première victoire depuis 2019.

Pour ce duel contre l’Argentin Marcelo Rojo, Jourdain (10-3-1, 7 K.-O.) a changé son approche avec les médias et avec son entourage. Il a notamment limité son nombre d’entrevues, mais il a bien voulu répondre aux questions du Journal.

«Depuis mon combat contre Culibao, j’ai tenté de m’enlever de la pression sur les épaules, celle qui venait de l’extérieur, a expliqué Charles Jourdain. Je me suis concentré sur les choses que je pouvais contrôler. Tout ce que je peux contrôler, ce sont mes performances.»

Plusieurs personnes, qui faisaient partie de son entourage depuis plusieurs années, lui ont tourné le dos. «Mon cercle autour de moi est beaucoup plus petit, a-t-il ajouté. Je suis plus heureux de cette façon.»

«Les gens ont pleinement le droit de me critiquer et de ne plus croire en moi. La chose la plus importante, il ne faut jamais que j’arrête de croire en moi.»

«Je sais que je vais être champion même si mon parcours est rempli de hauts et de bas.»

La menace Rojo

Revenons à son combat contre Rojo (16-6, 8 K.-O). Il est bien conscient qu’il pourrait être impliqué dans une guerre dans l’octogone en raison du style de son adversaire.

«C’est un droitier qui est explosif et rapide, a analysé Jourdain. Je suis content d’affronter un gars qui veut échanger debout.»

«Je n’ai jamais perdu un combat contre ce type d’adversaire. Je suis content d’avoir un cowboy devant moi.»

Lors de ses duels contre Andre Fili et Culibao, Jourdain avait fait des prédictions qu’il n’a pas été en mesure de réaliser.

«J’avais dit au monde de ne pas s’inquiéter et je n’ai pas livré la marchandise. C’est entre mes mains de démontrer tout le travail que j’ai fait durant les derniers mois.»

«Je suis très fier de ma préparation. J’ai seulement hâte de performer. Mes actions parleront plus que mes paroles.»

Des conditions difficiles

Après son verdict nul contre Culibao, Jourdain n’avait pas cherché à se trouver des excuses pour expliquer son résultat obtenu dans l’octogone. Par contre, il a levé le voile sur les conditions entourant son affrontement à Fight Island.

«Fight Island aurait pu être renommé Prison Island, a mentionné le Québécois. Je ne pouvais pas aller nulle part. Par exemple, ça m’a coûté 200 $ américains pour une coupe de cheveux.»

«C’était vraiment une jungle. Des combattants comme Dustin Poirier, Justin Gaethje, Paul Costa et même Conor McGregor en ont aussi parlé. Malgré tout, je suis heureux d’avoir vécu cette expérience.»

L’aspect avec lequel il a eu le plus de difficulté à s’adapter, c’est le décalage horaire d’Abou Dabi. «Contre Culibao, j’ai eu de la misère à dégainer. C’était le résultat d’une accumulation de fatigue. On a eu des nuits de trois heures. Puis, lorsqu’on tentait de se coucher en après-midi, il y avait des voitures de F1 qui faisaient des tours de piste à côté de notre hôtel.»